On se rappelle le sonnet Voglia mi sprona
Mille trecento ventissette, a punto Su l'ora prima, il di sesto d'aprile...
3. P. semble avoir tenu à réunir ici le souvenir de Laure et de Scipion. Le sonnet d'humaniste Se Virgilio ed Omero montre combien ce rapprochement lui était familier.
LES MÉMORIAUX INTIMES DE PÉTRARaUE 287
laqueo, tempus cssc de Babilone fugicndi crebni horiim inspcctionc ac fugacissime ctatis estiniationc conmoncar, quod, preuia Dei gratia, facile erit preteriti temporis curas supcruacuas spes inancs et incxpcctatos exitus acriter ac uiriliter cogitanti '.
Bien moins intéressant que celui du Virgile, le mémorial qui figure sur les dernières gardes du Par. 2193 ^ a, du moins, Tattrait de la nouveauté et du mystère. C'est une série de dates et de mots fort abrégés, disposée avec des signes variés sur deux colonnes et occupant le verso du fol. numéroté 178 et une partie du recto suivant. Il est impossible d'y voir des comptes, à cause de l'exclamation heu plusieurs fois répétée. Ces notes prises au jour le jour, et où les dates sont si minutieusement marquées, ont visiblement une signification plus intime, mais il n'est pas facile de la préciser. Une partie a été mise en fac-similé sous les yeux des érudits, qui ont pu les étudier directement \ Rappelons-en ici les abréviations les plus fréquentes. Les noms des mois sont aisés à reconnaître ; la première abréviation de la colonne est presque toujours la désignation du jour de la semaine (^d = dies Domini ou Dominica, l=z diesLunae, etc.); la lettre n signifie nocte et d ou di signifie die ; les mots proximo, proxima paraissent souvent dans la première partie du document. Voici, du reste, la suite complète des dates avec la lecture de tout ce que j'ai pu déchiffrer :
1 . Le fac-similé complet de cet ensemble de notes a été donné par Fr. Wulff dans SQS Deux discours sur P. en résumé, Upsal, 1902. La note sur Laure est en fac-similé dans L, Geiger, Renaissance und Humanismus in Italien iind Deutschland, Berlin, 1882, p. 44 (Allgemeine Geschichte de W, Onken), avec une transcription fautive. Il est commode de se servir de la reproduction mise en tête du livre d'Enrico Sicardi, Gli amori estravaganti e nioîteplici di F. P. e VAniore unico per Madonna Laura di Sade, Milan, 1900, ou de celle qu'a donnée A. Solerti, dans son recueil de traductions : L' Autobiografia, il Secrelo e DelV Ignoraji^a sua e d'altruidi viesser F. P., Florence, 1904.