La seconde citation vient du De uetula
4. Mention finale de Salluste : Hic igitur sisto manum... ne styJi insipidi salietas fastidiurn ingérât audienli ; omnisque bonus ciuis Italiens seii Romanus, si placet, niihi parcat, quia, etsi iuiuria pulsiis, scripsi non tanien Salustio et suis auctoribus grauiora (1067).
5. Aug. Molinier, Catal. des mss. de la Bibl. Maiarine, t. I, p. 73. Le même catalogue décrit trois mss. d'un commentaire de J. de Hesdin sur S. Paul (Ma^. 271, 272, 273), dont deux portent un explicit daté, l'un de 1354, l'autre de 1364. La dédicace, vraisemblablement postérieure à la composition de l'ouvrage, est adressée à Philippe d'Alençon (Molinier, t. I, p. 98, 99). Les Postilles sur S. Marc de la Bibl. nationale (17287) portent la date de 1367 et n'ont pas de dédicace. Je n'ai pas eu en mains d'autres manuscrits.
LE GALLUS CALUMNIATOR 309
adressés au cardinal ' . La dédicace porte en titre : Reuerendo in Christo patri ac domino Guidoni de Bononia, Dei prouidentia episcopo Portnensi ne sacrosancte Romane ecclesie cardinali, frater lohannes de Hysdinio sancte domus Hospitalis sancli lohannis Iherosolimitani ordinem prof essus, vester hiimilis et deuotiis orator. Cette dédicace débute par des citations accumulées de Cassiodore, d'Aristote et des tragédies de Sénèque ; elle ne renferme d'autre élément biographique qu'une allusion au doctorat récemment obtenu par l'auteur. L'explicit ajoute au nom de Jean de Hesdin la mention Doctor in sacra theologia et la date : Et fuit compléta anno Domini millesimo ccc""^ Ivif in uigilia festiuitatis omnium sanctorum. Hauréau donne du livre l'analyse suivante : « Job n'a jamais été plus prolixement commenté. Ce commentaire n'occupe pas, en effet, moins de 693 pages in-folio, d'une écriture srès serrée, dans le n° 50 de l'Arsenal. Les remarques sur le texte sont pourtant rares et courtes. L'auteur ne semble pas avoir eu le moindre souci de passer pour un grammairien expérimenté. Ce n'est pas non plus un de ces théologiens inquiets, méticuleux, qui excite et pousse immédiatement à la controverse la rencontre d'un mot qui peut être diversement interprété. Mais c'est un moraliste, et un moraliste lettré dont la mémoire est pleine de textes, et qui prodigue les citations avec l'espoir, d'ailleurs légitime, de se faire considérer comme très savant. Il n'y a presque pas un écrivain, antique ou moderne, profane ou sacré, prosateur ou poète, dont il ne cite à tout propos des fragments plus ou moins étendus ; puis, sur ces fragments mis en regard les uns des autres, il disserte, en montre l'accord ou le désaccord et donne enfin, en casuiste, sa conclusion morale. Voilà ce qui explique la longueur de tous ses commentaires -. » Ces détails se rapportent assez bien à l'auteur de VApologia.
1. Ils sont imprimés par Molinier. Trois autres mss. de l'ouvrage sont signalés par Hauréau ; celui de Toulouse est daté de 1358. Hauréau donne encore à J. de Hesdin un commentaire sur l'épître de S. Paul à Titus (i 362 ou 1364) et un autre sur l'Évangile de S. Marc (1367).