‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 57 sur 353 · De re diplom., Paris, 1681, p. 369 et pL XIIL · texte numérisé non relu

De re diplom., Paris, 1681, p. 369 et pL XIIL

2. Les petites mains dessinées sur le 7880, i, sont de sa plume.

3. Catdl. des livres impr. sur vélin avec date depuis 1457 jusqiCen 1472, v^ partie, Paris, 181 3, p. 202-205. Cet ouvrage in-folio n'a été tiré qu'à 8 exemplaires; il a été repris et continué sur un nouveau plan où ne figurent pas les renseignements relatifs à Pétrarque.

A. T. I, Paris, 1868, p. 138-140. La liste Delisle supprime deux mss. de la liste Van Praet (6069 F et 6069 G) et en ajoute quatre (1989, 2219, 2589, 7748). Elle a été reproduite par Mazzatinti, p. Lxvii n. Invent, cité, Delisle a retrouvé plus tard 2201.

5. 1757, 5054, 5690, 5720, 5784, 5802, 6280, 6458, 6802, 7720, Je supprime 2453 ^^ 2219, qui reste douteux.

6. Sur le vol. venant de Fr. Pithou, aujourd'hui à Troyes, v. le chap. V; la tradition s'est perdue seulement après 1756.

revanche, les apocryphes foisonnaient et les fausses attributions se multipliaient pour satisfaire l'amour-propre des collectionneurs ou la curiosité des admirateurs de Pétrarque. A Florence, Ange Politien avait cru reconnaître la main du poète dans la copie des lettres Ad Familiares de Cicéron conservée au couvent de S. Marco \ Piero Vettori abondait dans ce sens et, après des comparaisons qu'il avait cru précises et qu'il renforçait de l'autorité de Lodovico Beccadelli, le savant homme affirmait que l'exemplaire qu'il possédait luimême des lettres Ad Atticum était également un autographe de Pétrarque '. Il est singulier, pour le dire en passant, de voir de tels humanistes, dont la bonne foi ne peut être mise en doute, s'égarer de façon aussi grossière dans la comparaison des écritures ; mais il faut ajouter à leur décharge que bien d'autres s'y sont trompés après eux et que c'est de nos jours seulement qu'on a pris la peine de contrôler leurs observations.

Au temps même de Politien, dans la seconde moitié du xv^ siècle, Bernardo Bembo recueillait à Venise les originaux de deux ouvrages latins de Pétrarque, le BucoUcum carmen et le De sui ipsius et midtorum ignorantia, et son exemplaire de h Commedia de Dante; son fils le cardinal y ajoutait plus tard des brouillons de vers italiens de Pétrarque ^

1. Le Laiir., XLIX, 9, fut même désigné par Vettori comme l'exemplaire dont P. se serait servi.

2. Cf. M. Tullii Ciceronis ep. ad Atticum... hehiblioth. Pétri Victor ii, Florence, 1571, préf., et ma publication : P. Vettori et C. Sigonio. Correspondance avec F. Orsini, Rome, 1889, p. 47 (extrait des Stiidi e docum. di stor. e dir.), lettres XV et surtout XXXVIIL

3. Vat. ht. 7,1^6. Reproduit pour la première fois par Ubaldini, Rome, 1642. Cf. Appel, Zur Entivichelung..., Halle, 1 891, qui réimprime tous les textes du xvie s. décrivant les fragments en partie perdus aujourd'hui, et l'essai de classement de G. Salvo-Cozzo, dans Le « Rime sparse >•> e il Trionfo delV Eternità di F. P. nei codici Vaticani, ^i^j e ^196, Rome, 1897, p. 37-44- Une observation philologique étendue du Vat. 3196 (et aussi du Vat. 3195) est due à Ad. Mussafia,

puis, vers la fin de sa vie, en 1544, faisait acheter àPadoue, la mise au net définitive du Canioniere \ en partie autographe du poète, d'après laquelle se font et se feront désormais toutes les éditions du texte \ Cette série d'autographes réunis par les Bembo ne gagnait rien à s'adjoindre des morceaux beaucoup moins authentiques \ et dont l'attribution surprend d'autant plus que les Bembo avaient sous la main les éléments de comparaison les plus certains. L'ensemble était acheté, en 1581 et 1582, par Fulvio Orsini, au fils et héritier de Pietro Bembo, Torquato -^j et passait

dans les Denhchriften der K. Akad. d. Wissensch, Philol. Hist. CL, t. XLVI, Vienne, 1900. La reproduction complète en héliotypie a été exécutée par les soins d'Ehrle et de la Bibliothèque Vaticane.

1. Cf. Cian, Un decemiio délia vita di M. P. Bembo, Turin, 1885, ch. ix, et Nolhac. La Biblioth. de F. Orsini, Paris, 1887, p. 279, 285, 289, 30$. En retrouvant à la Vaticane, dans le fonds d'Orsini, ce fameux ms. VaL 3195, dont on ne parlait plus depuis Tommasini que pour le déclarer perdu, j'avais cru pouvoir dire que c'était le texte dont Bembo s'était servi en 1501 pour donner l'édition aldine. Tel était aussi l'avis d'Arthur Pakscher, qui avait étudié le ms. d'une façon indépendante. (V. Nolhac, Le Canioniere auîogr. de P., Paris, 1886; Fac-similés de récrit, de P., Rome, 1887, p. 13, les articles de Pakscher, Cian, S. Morpurgo, etc. indiqués dans La Biblioth. de F. Orsini, p. 453). G. Salvo-Cozzo établissait bientôt que cette partie de nos conclusions était inexacte et soutenait que Bembo n'avait connu le ms. qu'en 1544 (// codice Vaticane ^içs ^ l'edi^ione aldina del ijoi, Rome, 1893). L'aldine de 1501, imprimée par les soins de Bembo, a été conduite, non sur le Fat. 3195, mais sur le Fat. 3197, autographe de Bembo, qui offre des différences nombreuses avec le ms. original. D'après Giov. Mestica, Bembo l'aurait collationné avec celui-ci avant de le remettre à Aide, mais d'une façon incomplète et arbitraire (Giorn. Stor., vol. XXI, p. 300 sqq.). Modigliani, qui a reconnu çà et là sur le ms. la main de Bembo, croit qu'il n'y a touché qu'après 1544 (// Can:(oniere...dal Cod. Fat. lat. )i<)U Rome, 1904, p. xx).

2. Les éditions faites d'après le ms. original sont celles de Mestica, Florence, 1896, de Giosuè Carducci et Severino Ferrari, Florence, 1899, et de G. Salvo- Cozzo, Florence, 1904. On peut l'étudier aisément aujourd'hui, grâce au beau travail édité par la Società filologica Romaiia : Il Canioniere di F. P. riprodotto letterabneiite dal Cod. Fat. lat. S^9Si <^on tre fotoincisioni, a cura di Ettore Modigliani, Rome, 1904.

3. Cf. La Biblioth. de F. Orsini, p. 301, 314. Le Fat. 3357 (p. 291) est bien l'original du De Fita solitaria, et provient aussi des Bembo. Pio Rajna en prépare l'édition.

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