Fam., IX
Z.Senili, VIII, 1.
milieu de la nuit par de sinistres pensées de mort. Il demeurait immobile et rigide dans un mystique désir d'anéantissement, simulant Féternel sommeil. Quand son esprit dégagé sortait de ce cauchemar, il se levait, récitait l'office, et souvent l'aurore le surprenait fatigué, et plongé encore dans ses pratiques de dévotion. Quelquefois l'angoissant combat de son esprit, obscurci encore par le sommeil, le réveillait avant le temps. « Mes yeux encore fermés ne voient pas la lumière que j'ai l'habitude de tenir dans ma chambre, pourtant l'angoisse intérieure me réveille et me fait étendre le bras vers le serviteur qui dort près de moi, je l'appelle pour qu'il se lève ; puis mes yeux s'étant ouverts, et m'apcrcevant de ce que je fais, j'éteins bien vite la lumière de peur que le serviteur, troublé hors de propos, ne se moque ou ne doute de ma raison l. »
L'âme du poète n'était pas toujours sous L'impression de semblables crises d'ascétisme qui ne L'empêchaient pas de garder l'habitude de se lever à minuit. « Je n'aime pas le lit, et ne m'y mets (pic par nécessité. Dès <|ue je me sens assez reposé, je le quitte résolument et me réfugie