‹ PétrarqueChapitre 104 sur 178 · Fam., XXI · texte numérisé non relu

Fam., XXI

gements d'habitation et malgré la vieillesse. Il se flattait même au contraire d'avoir plus d'énergie dans l'étude et plus de satisfaction qu'il n'en sentait dans sa jeunesse et « s'étonnait que vieilli en toute autre chose, il lui semblait qu'il rajeunissait en ce qui concernait l'étude 2. » Ce rajeunissement ne touchait que l'intelligence, parce qu'ailleurs il dit avoir eu dans sa jeunesse une grande rapidité de main, et qu'en vieillissant elle s'était alourdie.

Si, comme il le dit, il avait su dompter presque entièrement avant le déclin de l'âge la gourmandise et la paresse, il ne put remporter une aussi prompte et aussi facile victoire sur ses tendances amoureuses, malgré la montée de son mysticisme. Ce mysticisme, qui, fortifié par la tradition religieuse, faisait adresser par les écrivains sacrés du moyen âge les injures les plus flétrissantes à la femme, tentation du démon, inspira à Pétrarque, dans ses écrits ascétiques et philosophiques, des pages peu flatteuses pour le sexe auquel pourtant appartenait Laure.il est même assez curieux de voir Pétrarque dans sa prose, gratifier la femme du gracieux qualificatif

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