‹ PétrarqueChapitre 11 sur 178 · Senili, VIII · texte numérisé non relu

Senili, VIII

i. Divini vatis sepulcri viol&ti historia, <lnns Petrarca rcilivivu.s, de Filippo Tomasini. Padoue, 1730; pages l»;^ et suivantes. Canestrini, Le ossa <l. Fr. Pet. Padouo, Prosperini, 1874. Moscheiti. La viol&zione délia tomba </. /•'/•. Pet. en 16,10. Padoue, Randi, 1899.

avignon, 1326-1337 29

nesse ? C'est une contradiction que nous ne discuterons pas ici en détail ; il exagérait sans aucun doute, par une sorte de pose qu'il aimait à prendre en parlant de lui dans sa correspondance volumineuse et si travaillée. Nous pouvons admettre que de bonne heure, quelque peu de neige se soit mêlée à la chevelure fauve du jeune poète, et qu'ensuite quelques cheveux fauves restèrent dans la chevelure blanche du poète défunt ; à moins qu'on attribue, comme Canestrini, cette couleur rousse des cheveux à une action chimique produite par la nature du bois de la tablette de laricio sur laquelle on trouva le squelette étendu.

Si Pétrarque a un peu exagéré en parlant de ses cheveux blanchis de bonne heure, il parait évident qu'il a également exagéré quand il confesse et déplore les dissipations de sa jeunesse. Suivons-le un instant. Maître de lui à vingt-deux ans, il quitte l'étude du droit pour revenir aux lettres « avec une ardeur égale au regret qu'il avait eu de les abandonner 1 » ; il sait mêler d'agréables passe- temps aux études les plus sérieuses de l'éloquence - ; il se fait estimer et

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