‹ PétrarqueChapitre 112 sur 178 · Fam., VIII, j · texte numérisé non relu

Fam., VIII, j

ce que j'ai de plus cher au monde ainsi que tout ce que je possède. » Et il réitère souvent ses invitations, aussi bien dans le temps de sa jeunesse, quand il jouissait de sa solitude de Yaucluse, que pendant sa vieillesse à Arqua où il était affligé d'une multitude de familliers et de serviteurs. Il engage l'un à user librement de sa campagne et de ses livres, même en son absence; à un autre il envoie un présent « comme reflet de sa vive affection1. » A un autre encore dont la situation est embarrassée et auquel il ne peut envoyer d'argent, il offre des objets qu'il pourrait donner comme gage, et regrette que le messager ait refusé de les recevoir \ Il prèle souvent de l'argent à son maître Convenevole ainsi que des objets à mettre en gage et lui donne pour la dernière fois dans ce but deux volumes de Gicéron qu'il ne revit jamais 3. A Boccace, il renouvelle ses invitations et ses offres de service, pour lui témoigner son estime et son amitié il traduit en latin sa dernière nouvelle du Décameron et avec une délicatesse affectueuse, il lui lègue dans son testament,

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