Fâm.t XIX
PÉTRARQUE DANS i/lNTIMITE 213
s il avait la richesse que le public insensé lui supposait. »
Nous savons par Allodi le relevé de ce que donnait la prébende de Padoue : 98 livres, 13 sous et 4 deniers, somme évaluée à 970 francs de notre monnaie. Mais était-ce tout? Et qui peut calculer la valeur de l'argent ! Et Tarchidiaconat de Parme ne lui rapportait-il pas davantage ? Le vrai relevé de sa situation de fortune, c'est Pétrarque lui-même qui le fait, en récrivant, comme on l'a vu, à Francesco Bruni : « Je ne dirais pas la vérité si j'affirmais n'avoir pas ce qui suffit à un chanoine pour vivre avec aisance, mais j'ai à moi seul plus de monde à ma charge que n'en a tout le chapitre dont je fais partie. Si j'essaye de m'en affranchir, cela ne me réussit guère et je me trouve alors fréquemment dans des embarras qui sont peutêtre très honorables, mais qui me causent de sérieux ennuis. » Il ajoute ensuite que la prébende de Padoue lui donne « en froment et en vin ce qui est nécessaire pour la maison et même encore quelque peu à vendre et qu'elle lui rapporterait davantage s'il habitait toujours