Farci., III, 18. Cf. Nolhac, Pét. et l'Humanisme, ch. I
entreprit souvent dans ce but, sa plus grande préoccupation était d'en faire la recherche. Il se recommandait à toutes ses connaissances des différentes contrées de l'Europe pour avoir des exemplaires ; il écrivait à un ami : « Si tu tiens à m'ètre agréable, envoie en Toscane des personnes sûres et intelligentes, dis-leur qu'elles passent en revue tous les rayons des bibliothèques des couvents et des écoles, et qu'elles me trouvent quelque chose qui apaise mon désir... Pour que tu en prennes plus de soin, sache que j'ai adressé la même demande à mes amis de France et d'Angleterre1.» Il faisait comprendre à Boccace que s'il était toujours disposé à vendre ses livres, il lui demandait d'en être l'acquéreur. Sa bibliothèque était son repos, ses délices, son orgueil 2 ; illa regardait comme une fille 3, elle était dans ses voyages la partie la plus considérable et la plus soignée de son bagage. S'il en était éloigné il aspirait à la revoir ainsi qu'une personne chère. Animé d'une semblable ardeur il est naturel que dans les tristes conditions des études à cette époque,