Le lire à Francesco Villori
plcsse d'esprit, ainsi que le dit fort bien un critique américain moderne, faisait de lui le type du parfait homme de lettres1 et le préparait admirablement à s'assimiler la manière de Gicéron. Stimulé par l'exemple paternel il commença dès l'enfance à montrer sa prédilection pour le grand orateur, et il y prenait un plaisir tel, que même sans le comprendre complètement, il jouissait de l'harmonieuse disposition des mots et prenait en dégoût la lecture de tout autre livre 2. On ne sait au juste tout ce qu'il connut de lui, mais on sait avec quel soin il rechercha ses œuvres et les fit rechercher par ses amis. Quant aux étrangers qui venaient le voir et qui s'offraient à lui rendre service il « ne leur demandait autre chose que des livres de Gicéron, leur en faisait prendre note de
l.Thcy werc both typical men of lcttcrs. The man of lcttcrs is intellectually alert;sensitive to impressions and able to report them; hospitablc to ail the ideas of bis time; sometimes incon estent, because of tliis very catholicity ; and oflcn despised iu conséquence by practicalmen, althoughinreality niorepractical than they, in as much as he lias the art of coromunicating his Qashes of insight and his generous enthusiasm to others, who in the end reconeile his inconsistencies and make his dreams come true. This is an ezceptional character, but Cicero sustained il fully and bo did Petrach too ». Cf. Robinson, l'rlninli thefirst modem sc/mln r and m.iu of letlers.Ncw- York et Londres. l'iiliiain' Bons, hs!»s.