‹ PétrarqueChapitre 139 sur 178 · c réclame à grands cris la paix, la paix · texte numérisé non relu

c réclame à grands cris la paix, la paix

2. Les volontés qui paraissent, les plus ardentes parfois se calment après quelques étincelles, bientôt éteintes.

i/lTALIANITÉ DE PETRARQUE 253

Mais au fond, le but politique suprême à atteindre, selon lui, c'était la paix, seul bien qui manquait à sa patrie l, et qu'il eut toujours en vue dans toute sa conduite, dans tous ses écrits. Non seulement sa politique ne fut pas militante, mais elle ne fut pas même pratique. Qu'il écrivit en vers ou en prose contre l'usage et l'abus des milices mercenaires2, qu'il invitât les Génois et les Vénitiens à la paix % qu'il exhortât les pontifes à revenir à Rome, ou qu'il encourageât Charles IV à pourvoir au sort de lltalie, il ne faisait que de la politique de sentiment.

Connu pour être un éloquent défenseur des idées de paix, il était souvent choisi comme ambassadeur, ou comme personnage décoratif dans les négociations et les traités. C'est à ce titre qu'il est envoyé à la Seigneurie de Venise par Jean Visconti en 1353, qu'en 1354 il assiste à Mantoue à l'accord entre Charles IV et les Visconti, qu'en 1356 il va à Prague pour réconcilier l'Empereur avec Galéas, qu'en 1357 il invite à la soumission le moine Jacques Busso-

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