Cf. Canzonc 0 aspcllala in ciel, bcala bella
L'iTALIANITK DE PÉTRARQUE 255
Et ces discordes blessaient profondément son honnêteté simple, son patriotisme ; elles lui arrachaient de violentes invectives contre le cupide Babylone, contre les renards et les loups, les puissants de la Curie ; mais, comme dirait Villani, c'était en déclamant, à la manière des poètes, quelques sonnets et par des lettres sans noms, afin de ne laisser aucune indication sur les personnes auxquelles elles s'adressaient. Ces lettres furent appelées sine titulo, ou sine nomine. Il les donnait à lire en secret et voulait qu'on les lui rendit pour éviter les désagréments et les ennuis, la vérité engendrant la haine \
Etant données ces idées et cette manière de sentir et d'agir, il me semble difficile d'attribuer à Pétrarque une part active et efficace au mouvement politique de son temps. Il est certain qu'il fut en relations habituelles avec les hommes d'Etat, qu'il fréquenta les différentes cours, qu'il fut quelquefois adjoint comme personnage d'apparat à des missions diplomatiques, qu'i écrivit en prose et en vers avec beaucoup de passion sur les événements politiques de son