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L'iTALIANITÉ DE PÉTRARQUE 205
inattendu l, ne cessant de lui adresser par lettres ses encouragements et ses reproches2. Pour leur donner plus de valeur, il les accompagne d'une multitude d'exemples tirés de l'histoire romaine, et de citations d'auteurs romains, sans tenir compte des conditions et des circonstances positives qui devaient pesé r d'un plus grand poids dans les décisions de la politique impériale.
Ce n'était qu'un théoricien : de la lecture des classiques et des Pères de l'Eglise, il extrayait des préceptes de morale et des règles de politique ; chaque fait trouvait son exemple, chaque argument sa sentence puisée dans le trésor de son érudition, et quand il avait exposé une demi-douzaine d'exemples et de sentences, il lui semblait avoir atteint le plus haut degré d'évidence démonstrative et de persuasion.
Qu'il sollicitât des papes et de l'empereur d'accorder le salut et la paix à l'Italie et à Rome, que par la bouche de Scipion dans Africa, il déplorât « que pas un bon citoyen ne fût resté dans la ville remplie de la lie des hommes de tous les pays », qu'il engageât à la paix