‹ PétrarqueChapitre 155 sur 178 · Lclt · texte numérisé non relu

Lclt

rante des astrologues qui « divaguant sur l'influence des étoiles, en tirent d'effrayants pronostics » et il les juge pires que les médecins, ce qui pour lui était tout dire l. En 1356 il combat la superstition répandue par l'astrologue Julius Firmicus Maternus, qui disait que Ja septième et la neuvième année de la vie devaient être néfastes, ainsi que la soixante-troisième qui représentait leur produit. Il dit que rien «n'arrivera de ce que prédisent ces semeurs d'épouvante et de sottises â. »Déjà en 1362, quand Boccace lui avait écrit au sujet de la prédiction et des avertissements du moine Pietroni rapportés par le frère Joachim Giani, il avait répondu avec tranquillité qu'il n'y avait pas lieu de s'effrayer de ces lugubres présages, vu que la brièveté de la vie était connue de tous, et puis que celle-ci n'étant point un bien, la mort ne pouvait être un mal. Et il repousse le conseil d'abandonner l'étude des auteurs païens, le considéranl plutôt comme une preuve de paresse et de lâcheté que de prudence et de sagesse *.

i. Senili, III, 1.

Page 1