‹ PétrarqueChapitre 161 sur 178 · Cf. chap. VII, pages 181 etsuiv · texte numérisé non relu

Cf. chap. VII, pages 181 etsuiv

vérante jusqu'à l'âge de soixante ans, de les corriger et de les perfectionner. Il porte aux nues la famille des Golonna, et à l'apparition de Rienzi, il est pris d'une telle ardeur patriotique qu'il prononcerait presque la condamnation de ses bienfaiteurs, tant loués autrefois. En prose et en vers il récrimine facilement contre les tyrans, mais aux premières avances il change de ton et se confond en adulations dépassant sûrement les limites des obligations que pouvaient, dans une certaine mesure, lui imposer les circonstances. Tenir sur les fonts baptismaux un enfant du cruel Barnabe Visconti n'était pas une raison suffisante pour en célébrer la magnanimité douteuse, et sa reconnaissance pour Robert de Naples qui lui avait envoyé une épitaphe, ne devait pas s'exprimer avec ces paroles emphatiques: « une splendeur étrange éblouit mes yeux l ». De même après avoir prononcé des paroles sévères contre la cour d'Avignon il ne peut s'empêcher de la fréquenter,dans son intérêt et dans celui d'autrui, jusqu'en 1352, et ce n'est qu'à cause de son caractère irrésolu, et à la suite de circons-

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