‹ PétrarqueChapitre 169 sur 178 · I-';im., XIX · texte numérisé non relu

I-';im., XIX

U. Scnili, Y, i.

que l'orgueil impérial de Charles IV et la hauteur princière de Pandolfo Malatesta se pliant à lui renouveler sans cesse leurs inutiles instances l. Tous ces princes se prévalaient de leur intimité avec Pétrarque, et lui, se plaisait dans leur intimité, dont il se vantait 3,non seulement par vanité, mais parce qu'elle était un excellent moyen d'accroître et de consolider sa réputation. Ce moyen lui réussit fort bien. Le poète suscita autour de lui, avec une ardente curiosité, une admiration sans limites ; le voir, lui parler, recevoir une lettre de lui, correspondre avec lui, c'était l'ambition des savants et des hommes les plus célèbres de son temps. Jean l'Arétin, entre tant d'autres, le suppliait pour obtenir une lettre qu'il garderait « comme un trésor rare, comme une relique précieuse, souvenir éternel pour lui et pour ses descendants \ » Le poète se vante auprès de son ami Guido de cette faveur universelle qui le porta aux nues 4. Le secrétaire du cardinal d'Ostie écrivait en 1355 : « Le cardinal trouva ici un homme qui n'est pas seu-

i. Senili, 1.2, 11.7, XI. 13, XIII. 7, etc.

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