‹ PétrarqueChapitre 170 sur 178 · Senili, XIII · texte numérisé non relu

Senili, XIII

i. Fam., XIX,16.

lement l'élite de Florence où il est né, mais qui est aussi le rare, l'unique poète, je veux dire Francesco Petrarca *. » C'est dans un sentiment semblable que le Grand Conseil de la république vénitienne, acceptant l'offre de ses livres, consacrait dans une délibération de 1302 la supériorité de l'heureux poète par ces mots : « Considérant ce qu'est pour la gloire de Dieu et de saint Marc l'Evangéliste et pour l'honneur et la renommée de notre ville, l'offre de Messire Francesco Petrarca dont la réputation est si grande aujourd'hui dans le monde entier, que de mémoire d'homme, il ne fût, et il n'est parmi les chrétiens aucun philosophe ou aucun poète qui puisse lui être comparé -. » Ombre de Dante, la justice tarda des siècles encore ! Parmi tant de démonstrations, on peut supposer que les faveurs des hauts dignitaires ecclésiastiques et laïques ne manquèrent pas à un homme qui jouissait d'un tel crédit. Mais son obstination à refuser des charges qui auraient pu aliéner sa liberté fut sans doute cause qu'il ne se considérât jamais pour satis-

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