‹ PétrarqueChapitre 20 sur 178 · Fam · texte numérisé non relu

Fam

loin de ces lieux et n'en ressentait plus l'impression immédiate et chaude ; ce n'étaient que de froides réminiscences passées au creuset de l'érudition '. Les biographes qui parlent des émotions du poète dans la ville éternelle se fondent sur des conjectures probables plus que sur les mémoires qui en sont restés.

On ne sait si Pétrarque dans ce grand foyer éteint de la civilisation latine, chercha, ni s'il trouva des manuscrits dont il faisait ailleurs de si heureuses découvertes. La grandeur de Rome était morte, aucune voix ne sortait de ses ruines. On ne croit pas que dans ce voyage il ait acquis plus de deux volumes, et ce furent des volumes religieux.

Après quelques semaines de séjour à Rome, il revint à Avignon le 10 août 1337. Aucun souvenir n'est resté de son voyage de retour. Plusieurs biographes, au nombre desquels est l'éminent Fracassetti, prétendent qu'il fit un long détour par les côtes d'Espagne jusqu'à l'Angleterre ; ils se fondent sur deux indications données par Pétrarque, d'abord dans une lettre en vers, où il put faire allusion à l'Océan Atlantique en rappelant son voyage en Gascogne de

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