Fam., XII, 8 ; Varie
que ne lui permettait ni la vie bruyante de la capitale, ni la fréquentation de tant de hauts personnages, ni les mille obligations de la vie mondaine résultant de sa célébrité désormais établie. Il ne pouvait, à la vérité, se soustraire dans cette retraite à tous ces inconvénients, et ce n'est pas sans une certaine vanité satisfaite qu'il nous dit que « de France et d'Italie, même dans les premières années de son séjour, des savants et de hauts personnages accouraient à Avignon pour le voir et l'entretenir, quelques-uns se faisant précéder de présents magnifiques ; s'ils ne le trouvaient pas à Avignon, ils n'avaient d'autre idée que d'accourir à la fontaine de la Sorgue où il avait coutume d'habiter principalement pendant la saison d'été l. »
Dans l'espace étroit que les deux chaînes de collines et le ruisseau laissent à la culture, au fond de la petite vallée, Pétrarque installa sa maisonnette avec deux petits jardins, à droite de la voie publique 2. Ses séjours y étaient longs, ses habitudes simples et frugales ; il n'avait d'autre compagnie que celle d'un chien fidèle et