‹ PétrarqueChapitre 30 sur 178 · Cf. Le Secret, 3e partie · texte numérisé non relu

Cf. Le Secret, 3e partie

lettre adressée à Naples à son ami Dionigi d San Sepolcro, il parle de son désir comme d'une chose connue: « Tu sais depuis longtemps ce que je pense du laurier et que je ne veux le recevoir que du roi Robert. » Si l'excellent Père Dionigi rapporta au roi son désir, n'étaitce pas le solliciter discrètement en faveur du poète ? Mais il y a mieux. A peu près dans le même temps, ce roi avait envoyé à Pétrarque une épitaphe en vers qu'il avait composée pou sa nièce Clémence, en l'accompagnant d'une lettre flatteuse. Nous verrons tout à l'heure comment le poète y répondit. En attendant i continue d'écrire à son ami : « Si l'on me jug digne d'être appelé, c'est très bien, sinon je fein drai d'avoir mal compris en interprétant le paroles courtoises du roi comme une invitation l. »

Un homme qui s'attend à un pareil honneur parce qu'il reçoit du roi une épitaphe, ne pouvait laisser échapper cette occasion de se le rendre favorable. Pétrarque, sauf pour des raisons particulières, ne prodiguait pas, en général, les louanges à ses contemporains. Mais cette fois

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