Fam., IV
yaucluse, 1337-1353 61
ill!
il s'agissait d'un roi, qu'il avait en grande estime, et duquel il espérait la couronne poétique, il ne fallait donc pas lui ménager les éloges. Avant même d'écrire à Dionigi, le 26 décembre, il remercie Robert de son épitaphe et avec quelle chaleur !« Une splendeur insolite éblouit mes yeux ; heureuse la plume capable de telles choses ; je ne sais ce qu'il faut admirer davantage, de la surprenante concision, de l'élévation des pensées, ou de l'exquise délicatesse du style, jamais je n'aurais cru possible qu'on pût dire de si grandes choses en si peu de mots et avec une pareille élégance, ni qu'un esprit humain pût arriver à tant de perfection. » Et il continue longuement sur ce ton, appelant «trois ! et quatre fois bien heureuse la femme qui, en échange de sa vie, possède la double immortalité, par Dieu dans le ciel, et par Robert sur la terre l. »
Bien que l'enthousiasme hyperbolique de cette lettre puisse s'expliquer par le ton emphatique et exagéré qui caractérise en général la correspondance de Pétrarque, il est difficile de n'y pas voir l'expression de l'ardent désir