‹ PétrarqueChapitre 65 sur 178 · F&m. ilril. h Sociale · texte numérisé non relu

F&m. ilril. h Sociale

milan 1333-1361 121

uniquement parce qu'il ne savait où les placer. D'une façon ou d'une autre c'est ainsi que furent classées les Lettres familières à peu près telles que nous les avons aujourd'hui ainsi que les Epîtres en vers.

Dans les derniers mois de cette même année nous voyons Pétrarque refuser une charge de secrétaire apostolique qu'on lui avait offerte de nouveau, puis changer d'habitation. Peutêtre trouvait-il que sa petite maison attenant à Saint- Ambroise ne le mettait pas assez à l'abri des visites importunes; peut-être aussi, impressionnable comme il Tétait, le vol dont il avait été victime pendant qu'il était à Linterno, l'en avait dégoûté ; peut-être encore, poussé par le flot montant de son mysticisme cherchait-il un lieu plus recueilli et plus solitaire ? Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il se retira tout à fait hors des murs de la ville dans le monastère de San-Simpliciano,/bxan£ les hommes et la ville, tant était grand en lui le désir de liberté, de solitude et de paix \ Il pouvait là éviter les visites indiscrètes par une petite porte dérobée et jouir d'un agréable paysage qui s'étendait à plus d'un mille, aller et venir sous les Ombrait. Fam. XXI, 14.

ges sans risquer la moindre rencontre \ enfin c'est là qu'il chercha à vaincre ses habitudes les plus enracinées, réduisant son sommeil et les besoins de sa table, et renonçant entièrement aux plaisirs. Cependant il ne put jamais abandonner complètement le luxe des vêtements qu'il ne savait porter sans une certaine recherche ». S'il échappait aux visites ennuyeuses, il n'échappait point aux illustres comme celles de Pandolfo Malatesta, seigneur de Pesaro, et de Niccolô Acciauoli, grand connétable du royaume de Sicile, et il n'évitait pas non plus tous les bruits du monde, puisque nous le voyons pendant l'hiver de 13G0 à 1361 aller jusqu'à Paris comme ambassadeur de Galeas Visconli près du roi de France. Ce fut d'ailleurs une simple ambassade de parade sans objet politique, destinée uniquement à présenter les félicitations des Visconti au roi Jean que les Anglais venaient de rendre à la liberté. Les anecdotes de ce voyage sont de trop peu d'importance pour tenir place dans le cadre un peu étroit de cette biographie, mais je ne puis m'empêcher de remarquer qu'aucun document n'indique

l Idem.

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