Fa;?!., IX, 5, XIV
aussitôt à Luca Cristiani, estimant que celui-ci en avait plus besoin que lui ? Et les colères des médecins qui se déchaînaient sur lui, parce que dans une lettre au Pape, durant une maladie, il avait parlé d'eux avec dédain? Et cette étrange accusation de sorcellerie ? Ce dernier épisode est très curieux. La longue étude que Pétrarque, comme Dante, consacra au poète de Y Enéide, dont le moyen âge avait fait un grand magicien, et le culte qu'il avait pour lui, le firent aussi passer pour un sorcier. « Un des cardinaux les plus considérables dit que je suis magicien et ne craint pas d'en montrer la preuve par l'étude que je fais de Virgile ^ » Voilà ce qu'écrivait Pétrarque, qui avec un autre cardinal de plus d'esprit et de science, en faisait des gorges chaudes \ Mais ce cardinal crédule était Etienne Aubert et devint le Pape Innocent VL Le poète en éprouva quelque embarras et refusa, au moment de son départ, de suivre le conseil de son protecteur le cardinal de Talleyrand, qui lui disait de se présenter au Pontife pour prendre congé de lui. Dans sa susceptibilité, il écrivait plus tard avec une petite