‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 57 sur 188 · Senili, I, i · texte numérisé non relu

Senili, I, i

pointe de dépit : « Je ne veux ni l'offenser par ma sorcellerie, ni être offensé par sa crédulité. »

Il n'en fallait pas tant à Pétrarque pour le décider à quitter de nouveau la France, et dans le milieu de 1352, il était bien résolu à exécuter son projet. Mais l'un de ses protecteurs, le cardinal Guido de Boulogne, chercha à le retenir à Avignon, « pour des motifs sérieux d'intérêt qui devaient lui être très profitables '. » Pétrarque attendit quelques mois, puis son impatience l'emportant sur son intérêt et sur les paroles du cardinal, il retourna à Vaucluse dans les premiers jours de novembre « fatigué, excédé, n'en pouvant plus d'ennui » % bien décidé à reprendre le chemin de l'Italie. Le 16 du même mois, par une belle et claire journée, il se met en route avec tout son bagage ; mais il est à peine parti que le temps se gâte, et bientôt la pluie tombe à torrents. Vers le soir, il s'arrête à Cavaillon pour voir l'évèque Ph. de Cabassoles son ami, qu'il trouve malade et couché. Il passe la nuit auprès de lui, et entend qu'on parle vaguement de bandits armés qui

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