‹ PétrarqueChapitre 110 sur 252 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

sur la vanité des choses humaines ; tout ce qui plaît au monde est songe rapide :

Morte m’ha sciolto, Amor, d’ogni tua legge

Morte m’ha liberato un’ altra volta1 2.

Ahi, Morte ria, corne a schiantar se’ presta Il frutto di molt’ anni in si poche ore!3

Misero mondo, instabile e protervo4.

. Quanto piace al mondo è breve sogno-\

L’éloge de la Renommée, à son tour, avait défrayé plus d’un sonnet ou plus d’une « canzone », tel celui adressé à Pandolfo Malatesta : « l’aspettata virtù .... »

. ’1 nostro studio è quello

Che fa per fama gli uomini immortali5.

Ou encore la « canzone » :

Una donna più bella assai che’ 1 sole...

Après la mort de Laure, l’Amour supplie Pétrarque de ne pas laisser éteindre la renommée de la défunte:

E sua fama che spira,

In moite parti ancor per la tua lingua,

Prega che non estinguah

Le Temps, à son tour, est une figure de connaissance du Cançoniere. Dans le ve sixain, Pétrarque avait proclamé sa toute-puissance :

Selve, sassi, campagne, fiumi e poggi Quant è creato, vince e cangia il tempo.

Les acteurs mêmes du Canvpniere reparaissent presque tous dans les Triomphes. Tels sont Orphée et Eurydice (sixain vin, 2e partie); le grand Atride, le sublime Achille (canzone vu, 2e partie); Annibal (ibid. et sonnet lxix); Achille, Ulysse, Agamemnon, Ennius (sonnet cxxxm, ire partie); Homère (ibid. et sonnet cxxxiv) ; Alexandre, Orphée, Virgile (sonnets cxxxm, impartie, etcxxxiv); Pharaon, Rachel, Lia (canzone xv); Jason, Pâris (sonnet

Page 1