‹ PétrarqueChapitre 113 sur 252 · LES SOURCES DES TRIOMPHES · texte numérisé non relu

LES SOURCES DES TRIOMPHES

nécessaire de rappeler, en outre, le Triomphe de la Mort , du « Campo Santo », de Pise, attribué à Orcagna, le Triomphe de saint Thomas d’Aquin, dans la chapelle des Espagnols, à Sainte-Marie - Nouvelle, le Triomphe du Bon Gouvernement , d’Ambrogio Lorenzetti, au Palais public de Sienne ? Toutes ces représentations sont antérieures au poème de Pétrarque, qui, on l’a vu,

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LE TRIOMPHE DE LA CHASTETÉ, PAR GIOTTO (Basilique d’Assise.)

fut commencé peu avant 1 356, et qui se trouvait encore sur le chantier en 1 374, l’année de la mort du poète.

La nouveauté des Trionfi consiste à substituer un cortège triomphal à une assemblée plus ou moins immobile, siégeant dans quelque sanctuaire.

On peut, d’autre part, opposer au système des cortèges et des défilés celui des châteaux attaqués ou défendus par toutes sortes de personnages allégoriques : tels les châteaux d’ Amour, de Plaisance, etc., si fréquemment représentés dans l’art des xive et xve siècles.

En opérant cette révolution, Pétrarque s’inspira très certainement des exemples de l’antiquité classique, si populaires à Padoue et à Vérone, et représentés par les bas-reliefs de tant d’arcs de triomphe ou de colonnes

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