‹ PétrarqueChapitre 116 sur 252 · Livre IX, vers 363 et suiv · texte numérisé non relu

Livre IX, vers 363 et suiv

2. « Non insulse quidam poeta triumphum Cupi- -dinis scripsit : quo in libro non modo potentissimum -deorum Cupidinem, sed etiam victorem facit. Enumeratis enim amoribus singulorum, quibus in potestatemCupidinis ditionemque venissent, instruit pompam, in qua Jupiter cum cæteris diis ante currum triumphantis ducitur catenatus.... » ( Divinarum Ins- Jitutionum liber I, cap. xi.)

3. Plus frappantes encore sont les analogies entre îe Triomphe de l’Amour , de Pétrarque, et un passage -des Aventures d’Hysminé et Hysminias , retracées par un écrivain grec du moyen-âge, Eustathios (Eumathios ?) Makrembolites. Cet auteur, décrivant les peintures d’un certain jardin, montre, « sur un char élevé et brillant d’un éclat vraiment royal, un enfant •d’une beauté merveilleuse, entièrement nu, tenant

d’une main un flambeau, de l’autre un arc; ses pieds sont ailés; sur ses épaules brille un carquois; à son côté est suspendu un glaive à deux tranchants. Des armées, des villes entières l’environnent. Une troupe confuse d’hommes, de femmes, de vieillards, d’enfants, de vierges, de vieilles femmes, les rois euxmêmes, les tyrans, les potentats, les puissants de la terre, tous se pressent servilement auprès de lui et se tiennent, non comme auprès d’un roi, mais comme devant un dieu,... une foule d’oiseaux... voltigent autour de lui... » M. Krumbacher ( Geschiclite der by^antinischen Litteratur ; 2° éd., Munich, i8yy; p. 766), fait vivre Eustathe dans la seconde moitié du xiiu siècle; les autres biographes hésitent entre le ixc et xive (!) siècle. Voy. l’édition donnée par M. Hilberg, à Vienne, en 1876, et la traduction de Philippe Le Bas; Paris, 1828; livre 11, p. 27 et suivantes.

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