‹ PétrarqueChapitre 144 sur 252 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

porte une longue robe de docteur, aux manches garnies d hermine. L artiste toutefois — le tableau est attribué, cela va sans dire, à Dello Delli s est ingénié à varier la composition, ce dont il faut lui savoir gré.

Un coffret florentin, de la fin du xve siècle, autrefois dans la collection Morbio, à Milan, aujourd’hui dans la collection Naue-Ackermann, réprésente le Triomphe de l’ Amour' .

Puis ce sont, à la Bibliothèque pétrarquesque de Trieste, deux coffres peints à la détrempe (les contours sont gravés dans le bois), et contenant la suite classique des Triomphes (voir le catalogue placé à la fin de notre volume).

A Paris, l’on voyait jadis, dans la collection d’Henri Cernuschi, un plateau d’accouchée («desco da parto») à douze faces, représentant le Triomphe de l'Amour *. Cette peinture, florentine, du milieu du xve siècle, montre un char venant vers le spectateur, de gauche à droite, et surmonté d’une grande coupe d’où s’échappent des flammes. Plus haut, sur une boule se tient l’Amour ailé, décochant une flèche qui porte à l’extrémité un cœur enflammé. A droite et à gauche, s’avancent divers personnages de toutes conditions, hommes et femmes, vêtus de costumes archaïques et coiffés de hauts chapeaux à bords retroussés, de hennins, de turbans, etc. Au premier plan, se trouve Samson, étendu à terre, la tête sur les genoux de Dalila qui lui coupe les cheveux.

Une autre collection parisienne, celle d’Artaud de Montor, renfermait un plateau circulaire, de la première moitié du xve siècle, contenant le Triomphe de la Renommée (d’après le catalogue, le Triomphe de la Justice). La Renommée, ailée, s’y montre debout sur un globe dont sortent plusieurs, trompettes ; d’une main elle tient l’épée, de l’autre une statuette de Cupidon. Une troupe nombreuse de cavaliers l’acclame ’.

Nous passons aux collections de l’Allemagne.

Le Musée de Mayence renferme deux petites peintures circulaires, à la détrempe, célébrant les exploits de la Chasteté. Ce sont probablement des plateaux d’accouchées. Dans le n° 174, la Chasteté est assise sur un char traîné par deux licornes blanches, lancées au galop. Vêtue d’une robe rose,

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