LE SEIZIÈME SIÈCLE
I. L’ITALIE — II. LA FRANCE III. LES FLANDRES ET L’ALLEMAGNE — CONCLUSION
Le regain de popularité dont Pétrarque s’enorgueillit au début du xvri siècle, grâce à l’édition du Cancanière donnée par Bembo (i5oi), devait, ce semble, avoir son contre-coup dans -le domaine de l’art. Mais celui-ci suit sa voie et la littérature la sienne. La mine que les peintres, les miniaturistes, les graveurs, avaient si longtemps exploitée, leur paraissait épuisée et, y eussent-ils persévéré, ils n’auraient probablement pas réussi. Ce fut, comme nous le verrons, de ce côté-ci des Alpes, chez des nations plus jeunes, que l’arbre transplanté fleurit de plus belle.
A vue d’œil, l’art italien se désintéresse des allégories ingénieuses, délicates et profondes, imaginées par Pétrarque, de ces allégories si propres à tenter le pinceau du peintre ou le burin du