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X. IV, p. i35. Medici . Florence

L'ITALIE

Bien autrement indépendante et vibrante que le tableau du Pérugin est la fresque peinte par Luca Signorelli, pour le palais de Pandolfo Pétrucci à Sienne (vers i5og) : le Triomphe de la Chasteté, aujourd’hui à la National Gallery de Londres. Fougueux et impatient de tout joug comme il l’était,

LE TRIOMPHE DE LA CHASTETÉ, PAR LUCA SIGNORELLI (National Gallery, à Londres.)

Signorelli ne pouvait marcher dans le sillon tracé par d’autres. Aussi, au lieu d’une scène unique, il nous en donne trois, dont il relègue la principale à l’ arrière-plan. Le cortège triomphal n'est pour lui que l’accessoire et ne se fait remarquer que par la superbe allure des chevaux qui se cabrent. Le second plan est occupé par des femmes, qui se précipitent avec fureur sur l’Amour, le prenant à bras le corps et l’enlaçant de manière à le réduire à l’impuissance. Au premier plan, enfin, ce sont encore des femmes — on serait tenté de dire des Bacchantes — qui ligottent l’infortuné, lui

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