‹ PétrarqueChapitre 18 sur 252 · Sonnet II, éd. Sonzogno, p. 41S · texte numérisé non relu

Sonnet II, éd. Sonzogno, p. 41S

5. Voy. de Laincel, Avignon, le Comtat et la Principauté d’Orange, p. 2i5-2i8. Paris, 182.

seul le tunnel fixa l’attention de Pétrarque. Dans la Vita solilai ' ia , il en attribue le percement à saint Véran 1 : « Hune ipse montent pervium fecit, et hanc montanam præduramque silicem perforavit suis (ut aiunt) manibus, opus ferrons atque ocii ingentis. » En réalité, le tunnel, comme il a été dit, semble remonter au temps des Romains b

Une tradition, accréditée au xvie siècle et remise en honneur de nos jours par M. le marquis de Monclar3, place la demeure de Pétrarque dans une maisonnette à fenêtres romanes, située sur le monticule que couronne le château. Le poète, en faisant choix d’une construction ancienne, petite et modeste , mais offrant, dans sa nudité, de bonnes proportions et respirant un certain parfum d’art, aurait donc donné la preuve de la pureté de son goût.

Il est fâcheux que . cette thèse soulève tant d'objections.

Après avoir soigneusement compulsé les écrits de Pétrarque et rapproché des sites les textes, nous inclinons à croire que l’habitation du poète se trouvait plus bas, au pied même du rocher sous lequel est percé le tunnel et sur les bords mêmes de la Sorgue h

Il fallait que le logis fut bien simple, bien dépourvu d’ornements, pour qu’il frappât si peu l'attention des touristes. Pas la moindre sculpture à l’extérieur. Combien différente, par cette austérité, de la maison d’Arqua !

Et cependant, dès lors, malgré la modicité de ses ressources comme de ses

i. Pétrarque parle de ce saint dans la Vita soit- du Bulletin monumental. Caen, i8qG.

taria, livre II, ch. n ; éd. de 1 5 54, p. 287. 4. Voir les Comptes-rendus de l'Académie des

7. Bulletin monumental, iSpS, p. 402. Inscriptions et Belles-Lettres, du 26 juin 1896, et

?. La Maison de Pétrarque à Vaucluse, extrait le Gaulois du 27 juillet 1896.

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