‹ PétrarqueChapitre 218 sur 252 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Charles le Vigoureux, dans la dernière moitié du xvie siècle1 2. Ces compositions forment une interprétation libre des tapisseries de Vienne (voy. p. 212). Certains motifs s’y retrouvent presque textuellement ; d’autres sont ajoutés ou supprimés. Presque partout l’interprète a substitué les types et les attitudes de l’Ecole de Jean Cousin à ceux, encore si savoureux, de la tenture viennoise. C’est ainsi que, dans le Triomphe de l'Amour, Uranie s’avançant, légère, dégingandée, en tête du cortège et jouant de la harpe, retourne la tête par un mouvement coquet, alors que l’original la montre marchant posément, le regard baissé, tout entière à son jeu.

La Sculpture décorative avait été jusque-là passablement réfractaire aux images si poétiques que Pétrarque lui offrait avec profusion. Il était réservé à la France de combler cette lacune. Trois édifices au moins ont mis à contribution les Triomphes : à Rouen, l’hôtel du Bourgthéroulde ; à Caen, la maison de la rue de Geôle et, dans les environs, la maison des Gens d’armes.

L’hôtel du Bourgthéroulde, commencé par Guillaume Le Roux et achevé par son fils, abbé d’Aumale et du Val-Richer (f 1 532), contient, comme on sait, une double rangée de bas-reliefs, appartenant au règne de François Ier; ceux du bas représentent Y Entrevue du camp du Drap d'or; ceux du haut, les Triomphes de Pétrarque. Ce sont des compositions faciles, étoffées, brillantes a.

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