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LES FLANDRES

recouvert d’une longue tunique et tenant une corne d’abondance ; enfin l’Hiver, tout encapuchonné, muni d'une sorte de « brasero », avec lequel il se chauffe. La dernière composition, le Triomphe de l'Eternité, est remplacée par le Jugement dernier.

Une gravure de 1574, exécutée d'après Pierre Breughel, montre, au centre, le Temps, sur un char attelé de deux chevaux. Derrière le char

chevauche la Mort (un squelette drapé dans un manteau) ; plus loin apparaît « Fama », assise sur un éléphant1.

La doctrinaire et sentencieuse Allemagne, qui avait accueilli avec tant d’enthousiasme le Traité des Remèdes (voy. p. 96-99), ne semble pas s’être passionnée outre mesure pour les Triomphes sur la vie et la mort de Madame Laure. Nous ny avons relevé qu’un petit nombre d’illustrations consacrées à ce poème : il est vrai que parmi elles, plusieurs, notamment les estampes de Pencz, offrent un intérêt transcendant.

1. F rimmel, Beitrcege einer Ikonographie des Todes, p. 56. — Les Quatre Parties du jour et le Jugement dernier , d’Antoine Wierx, rappellent indirectement Pétrarque. ( Ibid.,p . 56-5 7.) — Au Musée

de Madrid, on voit un tableau de Jérôme Bosch, représentant le Triomphe de la Mort. (Carel van Mander, Le Livre des Peintres ; trad. Hymans, t. I, p. 170.)

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