Ep. fam., livre VIII, ép
2. « Solebamus ergo post fatigationem, quant nobis immensa urbs ambita pepererat, sæpius ad Thermas Diocletianas subsistere: nonnunquam vero supra tes-
titudinem illius magnificentissimæ olimdomusascendere ; quod et aer salutaris, et prospectus liber et silentium ac votiva solitudo nusquam magis. » [Ep. fam., livre VI, ép. n; éd. Fracassetti, t. I, p. 814.)
Plus loin, il semble faire allusion à l’arc de Titus :
. Nobilis ultio b
Dans V Africa (commencée en i33ç)l, Pétrarque reprend, en l’amplifiant, l’esquisse de Rome antique. Décrivant l’entrée d’Asdrubal et de ses compagnons, il leur fait d’abord franchir le seuil de marbre de la Porte Appienne. Bientôt les Carthaginois aperçoivent les murs de Pallantée, formant un vaste cercle sur le monticule où s’élève le palais d’Évandre. Plus loin, c’est le mont Aventin, couronné de fortes citadelles bâties sur un rocher, et l’antre de Cacus. Ailleurs, la pile bariolée du pont Sublicius rappellel’histoire de Codés, et une statue équestre celle de Clélie. Ils admirent ensuite le temple magnifique du Soleil et celui de la Terre, et montent en tremblant jusqu’au sommet du Capitole, où se dresse la chapelle de Jupiter. Ils s’avancent, à travers de vastes demeures, à travers des arcs triomphaux chargés de diverses dépouilles de la guerre, emblèmes du triomphe, ou de combats sculptés sur le marbre, et de magnifiques mausolées. On leur montre des aqueducs sous terre et sous le ciel. Dans la vallée de la Suburra, ils aperçoivent le palais des Césars, à qui sont dus la souverainepuissance et l’empire du monde. Au sortir de cette vallée, ils traversent, non sans fatigue, les Esquilées et la colline qui tire son nom de l’osier. Ils franchissent ensuite la cime du mont Quirinal et voient se dresser deux géants, le corps nu, chefs-d’œuvre où se signalèrent à titres égaux Praxitèle et Phidias. Là, ils regardent en tremblant les palais élevés des Scipions, leurs vastes murailles, leurs citadelles redoutables, les étendards trop connus dans la guerre de Libye, un nom et une famille illustres... Ensuite ils tournent à gauche. La porte qui regarde le pays toscan s’appelait déjà Flaminienne. Ils la franchissent et entrent dans le Champ-de-Mars, voisin
du fleuve . Plus loin, ils aperçoivent la masse énorme du tombeau de
Romulus, la colline où fut jadis le palais de Janus, à côté duquel s’élevait le temple de Saturne !.
Ailleurs encore, dans un des chapitres du De Remediis, intitulé « De gloria ex ædificiis sperata3», Pétrarque passe en revue les monuments détruits de Rome. Ce qui étonne, c’est qu’il mentionne, comme n’existant plus, beaucoup d’édifices encore plus ou moins intacts de son temps : « ubi sunt thermæ Diocletianæ, ... et Septizonium Severi et ædes Martis ultoris... ! » Si le Panthéon, ajoute-t-il, a résisté, il le doit à sa patronne, la Vierge