‹ PétrarqueChapitre 6 sur 252 · Kpitre à la postérité, trad. Develay, p · texte numérisé non relu

Kpitre à la postérité, trad. Develay, p

riche que possible. Dès l’âge de vingt-deux ans, il avait conquis le fameux manuscrit de Virgile, enrichi des commentaires de Servius, aujourd’hui une des gloires de la Bibliothèque Ambrosienne. Dès lors, que de chasses épiques à la recherche des manuscrits !

L’admiration pour l’antiquité n'allait toutefois pas, chez Pétrarque, jusqu’au fétichisme : c’est par où l’humaniste du xive siècle, encore si indépendant, se distingue nettement des pédants du xvc et du xvic siècle.

C’est ainsi que les combats de gladiateurs, remis en honneur par les Napolitains (i3q3), jaloux

des lauriers de la Rome irn- r

périale, lui arrachent une tu + jçi virulente protestation '. ^

Autre exemple d’opposition : après avoir admis un instant que le laurier écartait le tonnerre,

Se l’onorata fronde che [prescrive,

L’ira del ciel quando’I [gran Giove tona ’.

il s’efforce de combattre les préjugés sur la foudre 1 2 3 .

Ailleurs, il s’élève contre la croyance aux

songes4, contre les astrologues5, contre les alchimistes6.

Non moins grande est son indépendance vis-à-vis du témoignage des auteurs classiques les plus autorisés. Il ne se gêne, en nulle façon, pour traiter de radoteur Pline le naturaliste 7.

La croyance aux vertus magiques des pierres gravées le trouve tout aussi incrédule : il s’inscrit en faux contre elle s.

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CROQUIS DE LA FONTAINE DE VAUCLUSE, DESSINÉ PAR PÉTRARQUE (Bibliothèque Nationale de Paris, fonds latin, n° 6802.

1. Epist. famil., livre V, lettre 6; trad. Fracassetti, t. III, p. 3i et les notes.

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