CHAPITRE PREMIER
Santo de Pise. Sans prétendre établir un rapprochement entre les fragments de paysages de la chapelle Saint-Jean et les sonnets ou épîtres de Pétrarque, nous croyons pouvoir opposer la richesse de cette végétation à l’aridité des fonds de Giotto ou de son École1. Le contraste ne saurait être nié.
On voit dans combien de directions s’est exercée 1 activité artistique de Pétrarque, combien d’idées il a suggérées aux peintres, aux sculpteurs, aux miniaturistes, aux médailleurs, quelles leçons il leur a données. Son enseignement — et c’est là qu’il faut en chercher la véritable pierre de touche — devint plus fécond encore après sa mort : l'historien, en le négligeant, omettrait un des facteurs les plus énergiques de la Renaissance.
i. Voy., sur ces derniers, le mémoire de M. W. und XV. Jalirhundert. Vienne, 1900. (Extr. du Jahr- Kallob : Die toscanische Landschaftsmalerei im XIV. buch der Kunsthistorischen Samvilungen.)
LE TRIOMPHE DE l’aMOUR (FRAGMENT) Miniature française du xvi° siècle.
(Bibliothèque Nationale. Fonds français, n° 594.)
LE TRIOMPHE DE LA RENOMMÉE* PAR LE TEMPESTA (Palais Ruspigliosi, à Rome.)