‹ PétrarqueChapitre 69 sur 252 · Cf. Voigt, Die Wiederbelebung, t. I, p. io · texte numérisé non relu

Cf. Voigt, Die Wiederbelebung, t. I, p. io

3. « Multos quidem ille vir per annos, antequam me videret, loquaci tantum fama excitus, pictorem non exiguo condictum, nec paucorum dierum spatio misit ad locum qui ea me tempestate incolam habebat, ut is sibi in tabellis exoptatam ignoti hominis faciem reportaret. Quod cum me nescio factum esset, longo post tempore, gravi bello turbatis hune Italiæ rebus exigente, Mediolanum venit, ubi tune erarn, et licet variis undique motibus, periculisque

Pandolfo Malatesta, — on vient de le voir par le passage rapporté en note, — fit choix, pour le second portrait, d’un « magnus artifex », très lié -avec Pétrarque ( « mihi familiarissimus», dit celui-ci). Mais quel était ce maître ? Le biographe des artistes italiens, Vasari, n’a pas su résister à la tentation, fort grande assurément, de mettre en avant le nom du Siennois -Simone Martini'. Celui-ci, fixé à Avignon et très lié avec Pétrarque, n’avait-il pas constamment l’occasion de voir le modèle dont il était chargé de reproduire les traits? Il faut cependant savoir écarter cette solution, en apparence si naturelle : Pétrarque, en effet, nous dit que le premier portrait fut exécuté avant que Malatesta l’eût vu à Milan, et que le second prit naissance beaucoup plus tard. Or Simon étant mort en 1344, et Pétrarque ne s’étant fixé à Milan que longtemps après, le simple rapprochement des -dates forme un obstacle invincible à l’hypothèse de Vasari. Ajoutons qu'à la mort de Simon, Malatesta ne comptait que dix-neuf ans.

Nous ignorons ce que sont devenues les peintures exécutées pour Malatesta.

Le portrait de Pétrarque, conservé au château de Pavie, en compagnie de Galéas II Visconti3, n’a pas été mieux partagé. Nous savons seulement

distractus, quibus uiuim caput minime suffecturum diceres, nihil tamen prius habuit, nihil antiquius; -quam ut vultum cerneret, cujus vidisset imaginera. »

» Denique victor in patriam, confecto bello, multa cura gloria reversurus, quod neque pictor primais votum ejus implesset, et mutât a annis esset effigies mea, alterum adhibuit, unum quidem ex paucissimis nostri ævi pictoribus, adhibiturus Zeuxim aut Prothogenem, aut Parrhasium, aut Apellem, si nostro sæculo dati essent, sed omnis ætas contenta suis ingeniis sit oportet, misit ergo quem potuit, magnum prorsus artificem, ut ressunt, qui cum ad me venisset, dissimulato proposito, meque lectioni intento, i lie suo jure assidens. Erat enim mihi familiarissimus, nescio quid furtim stylo ageret, intellexi fraudera amicissimam, passusque sum nolens, ut ex professo me pingeret, quod nec tamen omni artis ope quivit efficere. Sic mihi, sic aliis visum erat, cur si quæris nescio, nisi quod sæpe vehementius tentata succedunt segnius, et nimia voluntas eflectum negat. Eam tamen ipsam imaginera, tantus ille dux secum tulit, interque delitias habuit, ob hoc unum, quod meo saltem nomine facta esset. « (Ep. Sen.. livre I, lettre vi ; Opéra , éd. de 1 58 1 , p. 746.)

1. « [Simone] ebbe invenzione dalla natura, e si dilettô molto di ritrarre di naturale; ed in ciô fu in tanto tenuto il miglior maestro de’ suoi tempi, che il signor Pandolfo Malatesti lo mandô insino in Avignone a ritrarre messer Francesco Petrarca, a

richiesta del quale fece poi con tanta sua Iode il ritratto di Madonna Laura. » — Quoique Vasari accorde tant d’éloges au portrait de Laure, rien ne nous autorise à croire qu’il l’ait vu; il parle uniquement d’après Pétrarque, dont les poésies lui étaient familières.

Un autre portrait de la main de Simon se trouverait, d’après Vasari, à la chapelle des Espagnols, parmi les gardiens de l’Église du Christ, à côté d’un chevalier de Rhodes. Mais cette face de satyre, pour employer les expressions du comte Cicognara, n’a rien de commun avec les traits du chantre de Laure. Et puis nous savons aujourd’hui que Simon n’a été pour rien dans la décoration de la chapelle des Espagnols. (Vasari, éd. Milanesi, t. 1, p. 5Go.)

2. « In quale atteggiamento vi fosse stato rappresentato il Petrarca, lo rileviamo da una vita del medesimo scritta da Girolamo Squarciafico, il quale, citando Giuseppe Brivio, narra di Giovanni Galeazzo Visconti che, ancor fanciullo, essendo stato invitato dal padre Galeazzo II ad indicare il più dotto fra i personaggi che si trovavano presso di lui, additô il Petrarca. Questo fatto era dipinto a chiaro oscuro nel castello, corne riferisce Girolamo Bossi sotto l’anno 1367 nella sua storia MS. di P a via. »

« In un convocato del Consiglio generale di Pavia in data 5 Gennajo 1 583 trovasi deliberato che ad instanza dell’ istoriografo Aldo Manuzio nob. veneziano, si dovesse mandargli a spese délia città il disegno a penna di messer Francesco Petrarca

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