D’Adda , Indagini . sulla Libreria Visconteo
Sforqesca del castello di Pavia, t. I, p. SG.
2. Cette miniature est à rapprocher de celle qui se trouve en tête d’un recueil d’œuvres latines de Pétrarque, conservé à la « Marciana » de Venise:
Lat., cl. vi, SG; xiv° siècle. (De Nolhac, Pétrarque et l’ Humanisme , p. 383. — Cf. I Codici petrarcheschi, p. 18S.)
3. Gravé dans les Mémoires de l’abbé de Sade, t. III, p. io3. Cf. t. I, notes, p. 73. Voir aussi Notifie sopra due piccoli Ritratti in basso rilievo rappresentanti il Petrarca e Madonna Laura. Paris, 1821. — Une copie en bas-relief de cette effigie, conservée au château de Condé-en-Brie, nous a été signalée par M. Blondiot, directeur des Postes et Télégraphes, à Châlons-sur-Marne.
affaire, ici encore, à un de ces ouvrages de restitution ou à une de ces fraudes, si fréquents dans l’iconographie pétrarquesque. L’examen direct de la double effigie ne manquerait pas de transformer les doutes en certitude. Malheureusement, il ne nous a pas été donné de procéder à cette vérification.
Innombrables sont, à partir de la miniature.
Le plus célèbre d’entre eux est celui de la Bibliothèque Laurentienne, où Pétrarque se montre en compagnie de Laure. L’autorité en est malheureusement atténuée par ce fait que le manuscrit date déjà du xvL' siècle'.
De nombreux portraits de Pétrarque — plus ou moins fantaisistes — prirent naissance au xv° siècle.
Un des premiers en date fut celui que dom Lorenzo Monaco (mort vers 1425) peignit à Florence, et qui a depuis longtemps disparu'.
Le portrait en pied de Pétrarque, peint à fresque par Andrea del Castagno (f 1457), a été mieux partagé : il se trouve aujourd’hui au couvent de Sainte - Apollonie, à Florence. Il est fâcheux qu’il manque de caractère ; le en cœur, l’ensemble sans expression.
Au siècle suivant, le portrait de la Laurentienne fut popularisé par la gravure publiée dans II Petrarcha, de Vellutello (Venise, Giolito, 1547; fol- 11 v°; éd. de 1 553). D’elle dérive également le tableau, du xvne siècle (n° 461), conservé au musée Calvet, à Avignon.
Nous n’avons rien négligé pour donner ici une reproduction directe de cette double miniature. Mais l’administration — jadis si libérale — de la Laurentienne nous a refusé l’autorisation de la faire photographier, sous prétexte que son état de conservation ne permettait pas de l’exposer à des opérations photographiques ! Comme si le fait de. placer un manuscrit pendant un instant devant un objectif pouvait l’endommager en quoi que ce soit ! Le texte
fin du xive siècle, les portraits en
PORTRAIT SUPPOSÉ DE PÉTRARQUE (Musée des Offices.)
nez y est droit, la bouche tortillée
de la réponse officielle mérite d’être placé sous les yeux du lecteur : « Non mi è possibile autorizzare i signori Fratelli Alinari ad eseguire la fotografia dei ritratti di Laura e del Petrarca ... e ciô a causa dello stato di conservazione delle due miniature, le quali sofTrirebbero gravi danni se fossero esposte a operazioni fotografiche » (lettre du 19 mai 1900). Ce sont là des procédés — et ils ne sont pas isolés — qu’il suffit de signaler pour obtenir que justice en soit faite.
2. « Don Lorenzo Monaco, in quel medesimo tempo, e forse prima, in Santa Trinità di Firenze, dipinse a fresco la cappella e la tavola degli Ardinghelli, che in quel tempo fu molto lodata; dove fece di naturale il ritratto di Dante e del Petrarca. » — Milanesi croit que Vasari a confondu cette cha-