CHAPITRE II
Le portrait de Pétrarque par Justus de Gand, autrefois conservé au palais d’Urbin, actuellement à Rome, dans la Galerie Barberini1, n’est très certainement que de pure fantaisie, comme les autres portraits de la même série.
Au xvc siècle également, en 1481, Giuliano da Majano incrusta, en marqueterie de bois, l’image de Pétrarque sur la porte de la salle de l’Audience, au Palais Vieux de Florence.
Nous pouvons, sans scrupule, sacrifier ici les nombreux portraitssemés dans les miniatures des manuscrits latins ou italiens de Pétrarque, car la plupart sont de pure fantaisie.
Tel est le portrait à mi-corps (de trois quarts, tourné à droite), qui se trouve encastré dans l'initiale du manuscrit n° 60691 (fonds latin) de la Bibliothèque Nationale de Paris. Le poète s’y montre vêtu d’un froc brun, le front recouvert d’un capuchon brun, sous lequel perce une coiffe noire; le nez est droit, le menton assez fort, la bouche souriante, les yeux noirs.
A la Bibliothèque Nationale de Florence, (Bibliothèque Nationale, n- 6o6gt.) citons un manuscrit des Sonnetti et Canqoni, soi-disant de la fin du xiv" siècle, avec un portrait en pied, assis. On y trouve également la copie du portrait de Laure, conservé à la Laurentienneh
Un autre portrait, du xve siècle, se trouve dans un manuscrit du De Remediis , à la Laurentienne (Plut. XXVI sin., n°5)h
Puis c’est un portrait, également du xvc siècle, dans un manuscrit du fonds Strozzi (n° 90).
A signaler encore, à la Bibliothèque Nationale de Paris (fonds latin, nouv. acquis. 177), une jolie plaquette sur vélin, de la fin du xv' siècle ou
pelle avec une autre située au Carminé et décorée vers 1400 (Vasari, t. II, p. 19-20). Ce portrait aurait été copié par Andrea del Sarto (troisième salle du Musée des Offices, auprès du portrait de Boccace. — D’Auriac, p. 29).