‹ PétrarqueChapitre 76 sur 252 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Le catalogue des manuscrits de Pétrarque conservés en Italie (/ Codici petrarcheschi) signale un certain nombre d’autres miniatures du xve siècle, représentant le poète : Bibliothèque Riccardi ,

n°s 1091, 1020, 1021 ; Bibliothèque Nationale de Naples (p.104, io5, 107, 187), etc.

Un autre portrait enluminé se trouve au British Muséum (Harleian, 3567, f°l. 9)- (De Gray Birch, Early Drawings and Illuminations ... in the British Muséum, p. 246. Londres, 1879.)

Dans un des manuscrits de l’ancienne bibliothèque Firmin-Didot, l’initiale V du premier sonnet, « Voi ch’ ascoltate », renferme une petite miniature représentant Pétrarque écrivant ses poésies. { Catalogue illustré des Livres précieux, manuscrits et imprimés, faisant partie de la Bibliothèque de M. Ambroise Firmin-Didot, p. 62. Juin 1881.)

du commencement du xvri siècle, contenant l’épître de Pétrarque à Pierre de Bologne sur la victoire des Vénitiens (1364). Le folio 37 est orné d’un encadrement en camaïeu vert, composé de deux colonnes historiées, entre les bases desquelles se tiennent deux « putti ». L’initiale renferme un portrait de Pétrarque, en camaïeu vert, avec quelques touches de rouge, de profil, tourné à droite, la main droite étendue, tenant de la main gauche un livre. Malgré l’inscription n Francisci vera effigies et imago Petrarchæ », ce portrait, qui se distingue par un nez long et pointu, est de fantaisie.

La Bibliothèque de l’Arsenal possède (fonds latin, n" 2.860) une traduction des Remèdes , par Nicolas Oresme, copiée au début du xvb siècle. On y voit, au folio 5 v°, un portrait de Pétrarque, de profil, tourné à droite. Une longue tunique violacée recouvre le poète; une branche de laurier ceint son front. Assis devant son pupitre, il écrit. Le visage est jeune; le nez aquilin et le menton saillant se rattachent peut-être à un portrait authentique.

Dans un manuscrit de la Bibliothèque Nationale de Madrid (xvic siècle), le portrait du poète n’est pas sans analogies avec la miniature du De Vins illustribus de la Bibliothèque Nationale de Paris (gravé p. 72) ‘.

Nous pourrions, à la rigueur, borner ici notre revue des portraits de Pétrarque, mais, dans ce volume où nous étudions surtout l’action du poète sur les artistes, nous avons à tenir compte, outre les portraits authentiques, des effigies où l’imagination des peintres et des sculpteurs s’est plus ou moins donné carrière. N’a-t-il pas pu arriver, d’ailleurs, que l’un ou 1 autre de ces portraits de restitution procède de documents véritablement dignes de foi ?

Tel pourrait être le portrait introduit par Raphaël dans la fresque du

PORTRAIT SUPPOSÉ DE PÉTRARQUE (Bibliothèque Laurentienne.)

1. Le Cancanière du musée Condé, écrit en i5/2 par Camille Spannocchi, de Sienne, contient également les portraits de Laure et de Pétrarque, sur¬

montés des armes de France. ( Chantilly . Le Cabinet des Livres. Manuscrits, t. II, p. 34q-35o. Paris, 1900.)

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