‹ PétrarqueChapitre 89 sur 252 · DU « DE REMEDIIS 'UTRIUSQUE FORTUN Æ J · texte numérisé non relu

DU « DE REMEDIIS 'UTRIUSQUE FORTUN Æ J

Etant donnée la richesse des images qui abondent dans le Can-oniere , des images si plastiques, si faciles à transposer du domaine de la littérature dans le domaine de la peinture, l’on s’étonne à bon droit que si peu d’artistes aient songe a illustrer les sonnets et les ccin^oni. Mais l’esprit souffle où il veut !

En cela Dante fut mieux partagé. Ses contemporains déjà s’évertuèrent à faire parler aux yeux ses conceptions. Il est vrai qu’un poème épique, tel que la Divine Comédie , se prête infiniment mieux à l’illustration que des poésies lyriques.

Ce n est pas à dire que l’illustration des manuscrits du Can\oniere n’ait pas mis en branle une armée d’enlumineurs. Il est peu de ces manuscrits qui n aient reçu à profusion de l'or, de l’outremer, du carmin. Mais, d’ordinaire, le côté figuratif ne comporte, outre le portrait de l’auteur, que des ornements proprement dits, tels que rinceaux, arabesques, médaillons, «putti» , oiseaux, etc. Le motif le plus caractéristique que l’on y relève, c’est Apollon poursuivant Daphné, que les dieux changent en laurier (par allusion au nom de Laure), tandis que Cupidon décoche une flèche au persécuteur1.

ET

i. Les jeux de mots sur Laure et le laurier abondent dans le Can^omere, comme on peut s’en

convaincre en lisant les sixains i, n et les sonnets xxi, xxxvin, xi. i, etc.

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