‹ Pétre Ivanovitch, suite du Gilblas russe (volume 2)Chapitre 8 sur 43 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

Pur jacobimsmc.

C'était le quatrième jour après le bal du prince Kourdùkof. Pétre Vyjighine se présente chez le comie Hoblentof à l'heure que celui-ci avait désignée. Une voiture attelée de six chevaux , comme pour un voyage ; attendait à l'entrée principale de Thôtel. Le comte reçut Pétre avec la plus grande affabilité , en plaisantant au reste sur la paresse du jeune homme, et se donnant lui-même comme le modèle des travailleurs les plus infatigables.

— Vous allez me suivre à Tsarskoe- Celo (a) , ajouta-t-il; j'emporte des papiers très importans; je veux traiter ces affaires-

(tf) Tsarskoe-Celo, magnifique résidence impériale d*élé , à sa versles de Pélersbourg. Aujourd'hui Tsarskoe-Celo est une ▼illc charmante plutôt qu'une campagne'.

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là à loisir, loin du tracas de la ville; dans deux jours, nous reviendrons à Pétersbourg.

Si vous avez quelque chose à prendre chez vous y donnez vos ordres à mon valet de chambre ; il viendra ce soir nous rejoindre,

Vyjighine, ne trouvant aucun prétexte à se refuser aux ordres de son chef, prit place dans la voiture après lui. Le grand portefeuille du comte fut mis en bas des sièges , et couvert d'un coussin sur lequel s'établit un chien de Bologne, et la voiture roula sur 1b chaussée. Après que l'équipage eut franchi la barrière, le comte lia conversation avec son subordonné.

— Monsieur Vyjighine, je professe la plus parfaite estime pour votre père; je connais votre mérite, et je voudraisde tout mon cœur ouvrir une carrière à vos talens ; mais , de votre côté , efforcez-vous de m 'offrir des moyens de vous être utile. De vous, bien plus encore que de moi, je vous assure, dépend votre fortune à venir.

-— Je remercie Votre Splendeur de la bonne opinion qu'elle veut bien avoir de mes faibles moyens, je ne puis qu'être infiniment honoré de sa bienveillance, mais je

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suis satisfait de ma forlune présente; je n'aspire à rien de brillant, et quant à capter la faveur de mes chefs, je ne connais d'autre moyen pour cela que de remplir exactement les devoirs de mon service.

— Vous chantez à Tunisson de la jeunesse du jour; vousêtes jeune en effet, et cela se conçoit; forfanterie, mon cher ami^ qui ne convient pas à un esprit comme le vôtrci "Vous êtes content de votre condition présente , et n'avez plus de vœux à former...!

c'est beaucoup trop dire , monsieur Vyjighine. Un aveugle qui , sans nous connaître, aurait entendu ce langage, aurait conclu intérieurement que sans doute vous êtes , ou ministre , ou chancelier , ou quelque personnage en crédit à la cour.

— Je suis satisfait, ai je dit, de ma fortune présente autant qu'elle est analogue à mon âge et à ma position sociale; et si j'ai ajouté que je n'aspire à rien de biillant, c'est qu'en effet je ne désire obtenir rien par d'autres voies que par mon zèle et mon dévouement dans le service public. Quant à mon bonheur, je le regarderai toujours comme entièrement indépendant de tout

ce qui pourrait choquer mes opinions , mes doctrines, mes sentimens intimes et mon caractère.

— A votre âge, on ne parle pas de ses opinions, de ses doctrines et de son caractère, monsieur Vyjighine! Si je ne connaissais pas la sagesse de votre père, je croirais en vcrité que vous avez fait votre éducation dans un club de jacobins. Je vous sais par cœur, mon ami, et pour votre bien, je vous conseille de changer de doctrines et de façon de penser, oi:, ce qui vaudrait mieux encore, de n'avoir ni façon de penser ni doctrine, et de suivre tout bonnement les conseils de gens exprimeutés, connus.*. Oui, monsieur, je sais que vous voyez mauvaise société, que chez vous on se permet de juger de tout, de censurer les hommes investis des grandes charges , que vous examinez leurs actes, que vous critiquez l'emploi qu'ils font de leur temps, que vous ne respectez nullement la naissance, et même que vous prononcez des arrêts tranchans contre vos chefs«.. contre moi-même ! J'ai pleine connaissance de tout cela, monsieur Vyjighine.

-— Il ne m'était pas venu à l'esprit que je

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pusse jamais essuyer de pareils reproches, et si Votre Splendeur, qui tout à l'heure me parlait de sa bienveillance, me tient pour mauvais sujet, je la dispense du soin de vouloir m'amender, et je la supplie instamment de vouloir bien agréer ma démission.

— De mieux en mieux! Non, monsieur Vyjighine, je ne vous donnerai point votre congé, mais, selon le désir de votre père, je m'occuperai du soin de vous corriger, je vous arracherai par force ou par amour à la société qui vous pervertit.

— Monsieur le comte, vous m'ofïensez !

De quelle société parlez-vous ? je ne vous comprends pas.

— Quels sont vos amis ? des auteurs, des gens à théories, race dangereuse, qui s'est fait des notions particulières sur toutes chos€^s, qui juge superficiellement de tout, qui exige de tout le monde des verttis stoïques , qui rêve des utopies , pour blists* phémer la vie réelle sans en connaître fes ressorts; gens inquiets, soi-disant philbso»

phes, exaltés, vrais fous qui tranchent dtl sage et font pitié ; voilà , voilà , monsieur^ les gens dont vous recueillez les principes.

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Puis VOS allures, ces liaisons avec de petits employés vous éloignent de la bonne société dans laquelle je vous ai introduit. Ce sont toutes choses qui nous déplaisent fort, à votre père et à moi...

— Permettez-moi de m'expliquer, mousieur le comte. J'ai sur les écrivains russes une opinion différente, et il me semble que je puis les juger mieux , car je les vois de près, tandis que Votre Splendeur ne les connaît que par ouï-dires. Des hommes qui se consacrent à l'instruction de l'humanité n'auraient pu entreprendre une si grande tâche, s'ils n'étaient mus par l'amour de l'humanité. Animés de cette noble passion^ ils ne peuvent que flétrir le vice en exaltant la vertu; on ne peut sans injustice exiger de l'écrivain qu'il ne blâme pas ce qui est blâmable, car, voulant substituer le bien au mal, il est obligé de peindre et de bien définir l'un et l'autre. Mais à la profession de Fécrivain et du philosophe n'appartiennent point l'inquiétude dont vous parlez ni Tesprit révolutionnaire. Ces défauts sont nne suite du caractère et de la moralité de nndividu,et non des paisibles travaux litté-

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raires. Nous l'avons vu en quelques pays, il s'est trouvé, dans toutes les iclasses, et depuis le grand seigneur jusqu'au paysdn, des rêve-creux politiques et des scélérats qui ont voulu tout détruire pour s'élever sur les ruines de Tordre social. Mais ce n'est pas la littérature qui conduit à de telles actions, c'est lambilion, la cupidité, la perversité de mœurs, et toutes les passions les plus honteuses : l'envie , l'esprit de vengeance...

— Finissez, finissez, trêve de sermon!

car il paraît que vous seriez assez d'humeur à prêcher devant moi. Votre apologie ne sert, au reste, qu'à me confirmer dans l'opinion que j'ai de votre société.

— Soit ! je n'en resterai pas moins fidèle à mes principes et à mes amis. Sans doute, il est parmi les écrivains des hommes perdus de mœurs, mais ce n'est pas à leur qualité d'écrivain que lient leur démoralisation. La littérature , au contraire, a dû rendre leur nature moins mauvaise qu'elle n'était. Bref, je méprise les méchans à quelque classe de |a société, à quelque ordre ou dignité qu'ils appartiennent, et je ne haute que des per-

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lonnes sages^ honnêtes et vraiment nobles...

— Pur jacobinisme!

— Pardon , Votre Splendeur. Je suis ennemi de tout ce que vous prétendez voir en moi, et je m'estime loyal serviteur de mon souverain, loyal fils de ia patrie; et c'est, il est vrai, par Ame conséquence nécessaire de mon respect pour les vrais services, que je déteste les abus de pouvoir, les infracteurs des lois ^ les dilapidateurs...!

Le comte remarquant que Pétre s'échauffait et se contenait à peine, jugea à propos de faire changer le ton de l'entretien.

— C'est assez, monsieur le pliîloso{)he! ditil en souriant; à votre âge, je pensais exactement comme vous, j'en conviens, mais le positif de la vie m'a bientôt fait redescendre du monde idéal. Si je ne m'intéressais pas à vous, si je n'avais pour vous de l'amitié, je ne m'occuperais assurément ni de vos sociétés, ni de votre façon de penser. Mais, désirant votre bonheur, j'ai voulu vous pousser en avant ; aussi avais-je le projet de vous introduire dans notre cercle, de vous allier avec de grandes familles...

— Bien obligé! mais si Votre Splendeur 1. 18

désire sîncèreoieat thoq boaheur, jelafMrie humblement de me laisser .en^ iiepos à cet égard.

Le comte Hohieukof sourit de nouveai^^ mit la main sur l'épaule de yyjighine,et dit:

-^ Je sais que vous êtes amoureux, moasieur Vyjighine.

— Ha, vous savez cela! Il est vrai, je suis amoureux, et pour peu que Votre Splendeur trouve la nouvelle intéressante, je dirai plus; par exemple, que mon amour est payé de retour.

— Je vous félicite. C'est très agréable ; moi-même j'ai été amoureux, en vérité, plus de mille fois dans ma jeunesse, malgré la nécessité où j'étais d'en faire mystère et de paraître le plus fidèle des époux. Ha, ha, ha, ha! je ne puis m'empêcher de rire quand je me rappelle les bons tours... Je me suis marié à peu près à l'âge où vous êtes, monsieur Vyjighine, pour des raisons de famille. Il me fallut user de circonspection ; je fus austère mari, à la maison. Mais, ne pensez pas que je fusse un bourru, un hypocondriaque, un homme insensible aux plaisirs de la vie, toujours tel que vous me

^fOfyez au mîlèeif: de xDes &ubord€nai&é&« Non pas ; je suis disciple d'Épicure , et ^e a'^ett qu'en vue de mon rang et de mes fonctions que je me couvre quelquefois du manteau de Zenon. Je m'occupais de philosophie et de littérature, comme vous faites à présent^ monsieur Vyjîghine; je savais sur le bout du doigt Voltaire, d'Alembert, Diderot, Helvétius, Jean-Jacques et tous les encyclopédistes. Oui, oui , monsieur, jesuis philosophe, et vrai philosophe. Je ^ ois les choses telles qu'elles sont dans la réalité, et je les estime leur juste prix. Tout dans le monde a une valeur de convention, monsieur Vyjighine.

Notre avenir dépend souvent du système d'idées que nous nous sommes formé dans la jeunesse. Le mariage est une belle chose, oui, s'il nous donne ou crédit ou richesses; mais l'amour, qui n'est qu'une ivresse fugitive, vaut-il qu'on lui sacrifie le premier des biens, l'indépendance? Ainsi, le sage se marie pour son intérêt, et fait Tamour pour son plaisir. Vous voyez bien que je ne suis pas un ours, comme vous le pensiez. Vous pouvez épouser la princesse Kourdùkof, et comme auparavant aimer votre maîtresse»;

'-iiû PETRE ÏVAKOVrrCH.

Vyjighine rougit de honte pour son patron et répondit:

— Je n'ai pas l'honneur d'être philosophe, et je ne vois pas que nous puissions jamais nous entendre, monsieur le comte !

— Moi , je vous entends ; vous voyez maintenant les objets sous un faux jour»

étant, comme vous êtes, éperdument amoureux, n'est-ce pas ? On dit que la petite n'est pas mal.

— Si vous voulez désigner par ce mot celle que j'aime en effet éperdument, je vous prie de m'éparguer toute question sous cette forme, et de vous souveuir que la demoiselle dont il s'agit sera un jour ma femme.

— Allons donc , jeune homme ! on ne peut pas épouser toutes les jolies demoiselles , et pour aimer au moins plus librement les plus belles , il faut pri cisément se marier sans amour , par calcul. Soyez donc raisonnable , monsieur Vyjighine.

— Pardonnez-moi , monsieur le comte, dit Vyjighine avec un sourire sardonique, mais le langage de Votre Splendeur serait

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complètement inintelligible dans la mauvaise société de gens dangereux à laquelle je suis affilié.

Le comte Hohlenkof, voyant qu'il ne parvenait pas à trouver le côté faible du jeune homme/pencha la tête dans l'angle de la voiture^ et feignit des'assoupir.Vyjighîne, fatigué par l'ennui que lui avait causé l'entretien , se laissa réellement aller au sommeil.

La journée, à Tsarskoe Celo, se passa sans qu'il fiit question d'affaires. Vyjighine se tint dans !a chambre qui avait été préparée pour lui , et il y attendait les ordres du comte, mais celui-ci ne le manda point. Le lendemain on appela Vyjighine pour le dîner, pendant lequel le comte parla de pluie et debeau temps, de théâtre, etc. Le soir,Pétre eut ordre de transcrire deux documens sans aucune sorte d^importance, et ainsi finit ce travail urgent et grave, à raison duquel le comte l'avait pris avec lui. Le troisième jour, vers cinq heures du soir, ils retournèrent à Pétersbourg. Dans la route, le comte resta silencieux; cependant, il dit d'un air nonchalant à Vyjighine, qu'il était enchanté

^l^ 9JETJU^ XFAXO VlXGa.

iie sa course^ ayaikt terminé une chose iaupjportante.

Quand Téquipage fut entré dans la ville, Yyjighine demanda la permission de sortir.

Il prit un drojky • de place, et se rendit chez M. Shmigaïlo. Il était environ six heures et demie du soir;Pétre sonna à plusieurs reprises; personne ne venait lui ouvrir; il se mit à sonner avec plus de force, et à frapper rudement à la porte; point de réponse. Il faut qu'ils soient au théâtre , pensat-il , et il descendit pour faire chercher la cuisinière. Au bas de l'escalier, il trouva le dvornik {a) qui lui dit:

— Ha, mon bon seigneur, vous cherchez <;es braves gens qui demeuraient là haut?

Us sont partis.

— Comment, partis! qu'est-ce que cela signifie? où sont-ils allés ? lu dois avoir leur nouvelle adresse...

— Seigneur , ils sont partis de Pétersbourg...

Tout le sang de Vyjighine se porta à la

(a) Le dvornik est un homme attaché à la maison pour oumr et fermer les portes cocfaères , balayer le cour et la rat, et veiller à une foule de choses sous les ordres de Tintendaiit.

tête:. iKpensa' tomber snr les marches de Fescalier. Appuyé contre la muraille , il se tenait comme pétrifié et regardait fixement le dvoriuk , tantôt en pâlissant de crainte p tantôt en rougissant de colère. Le dvcrnik en fut effrayé. Il connaissait Yyjighine^ dont mainte et mainte fois il avait reçu de l'argent. Ce bon paysan russe fut touché de l'état du jeune homme ; il courut à sa loge j et revint avec un pot de kvass (a) :

— Bois, père nourricier^, bois, seigneur, je sais que cela te fera du bien; bois^ pour ta santé.

Yyjighine revint un peu à lui ; il repoussa de la main la boisson, et descendit rapide* ment dans le gite du dvornik, là il s'assit sur un banc et se mit avec impatience à questionner cet homme.

— Quand sont-ils partis', et où sont-ils allés ?

— Où? Dieu le sait! ils ne sont pas partis tous le même jour, ni ne sont allés du même côté : aussi que de larmes, que de chagrins!...

,J(flis BoÎMon du peuple, à ualiardla potée 4.

âl6 PETRE IVANOVITCH.

— Que signifie tout cela? dis vite, au nom de Dieii, dis..

— Seigneur, je te rapporterai au juste ce que m'en a dit Anicia, leur cuisinière. Il y a trois jours, sur le soir, il est venu une voiture appartenant à une grande dame, pour chercher Lîsavéta Spavlovna. Anna Mikhan lovna voulait elle-même accompagner ^Lisavéta, mais le laquais dit : Non, non; si bien qu'Anna Mikhaïlovna est restée à la maison. Toute la nuit on a attendu la bonne demoiselle, on l'a attendue , mais rien, et la nuit s'est passée comme ça. Hier, de bonne heure, Anna Mikhaïlovna est sortie ,puis elle est rentrée en pleurant beaucoup. La grande dame retenait Lisavéta chez elle, mais nous ne savons pas pourquoi. On a envoyé Anicia chez toi, seigneur, mais elle ne t'a pas trouvé à la maison. Romuald Vikentiévîtch lui-même a couru toute la matinée on ne sait où, et sa femme pleurait, pleurait, que cela fendait le cœur; quand j'ai porté le bois à leur cuisine, j'ai entendu de là comme elle faisait des sanglots et se désolait , la pauvre dame! A l'heure du dîner, Romuald Vikentiévitch rentra, et en rentrant il dit que le

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Mir même , il fallait partir , aller bien loin , du côté de... enfin bien loin, avec de l'argent de la couronne. Et là-dessus encore, des sanglots plus fot*t$, et bien, bien du chagrin. On venait de lui donner une autre place, à l'armée , pour les gamazins^ mazaghin$^^ je -ne sais. Tant il y a que deux messieurs sont venus, et se sont donné du mouvement pour emballer de grands papiers. Un sous^ ofiScier est survenu la nuit, avec des voitures, et ils sont partis; ils ont laissé le logement à la disposition du maître de la maison. Voilà , seigneur, tout ce que j^en

— Et où est la demoiselle ? Est-elle restée

ici. ou a-t-elle suivi M. et madame Shmi»

gâïlo? .

— Non, elle n'est pas avec eux; je suis sàrde cela; mais où est -elle allée, je ne sais. Je ' crois qù'Ânicia a pour toi, seigneiir,une lettre d'AnnàMikhaïlovna. Aniciai ikàn plus, n'est pas partie avec ses maîtres; die â passé lanuit ici, et le matin, il est venu nii laquais pour* elle; il lui a aidé à charger ioti ' cofirè et son lit sur une charrette , et Ta

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