UNE JEUNE FILLE
Ce sont des veines de sang dans du lait! Et comme ses paroles sont douces au cœur!
PETRR IVÀWOV1TCH. AI
UNE FEMME
Vous êtes fous de ne pas reconnaître un de nos barînes. Compère staroste, est-ce que tu saignes du nez? veux-tu bien saluer le bon barine russe, et lui offrir le pain et le sel, ou veux-tu que je te prévienne ?
YTJiGHitfE, s9 adressant au prêtre gui s'était laissé aller à la rêverie.
Mon révérend père, soyez médiateur entre le peuple et moi ( il se découvre la poitrine). Voici la croix russe, là, sur ce cœur où la Russie est empreinte ! Il est affreux que je doive disputer ainsi avec des compatriotes pour les convaincre que je suis Russe ! Intercédez pour moi ; ditesleur de me conduire au quartier général ; c'est tout ce que je demande.
le prêtre (en imposant la croix à Pyjigkine).
Vrais cî^oyans ! le cœur est un devin qui ne se trompe pas ; le mien dit que vous voyez un Russe. Il se désarme, il vous teiid ses bras à lier , il porte la croix grecque dans son sein... jugez vous-mêmes. Je le bénis et vous le confie ; gardez-le , bercez-le comme votre enfant chéri.