‹ Pétre Ivanovitch, suite du Gilblas russeChapitre 44 sur 67 · PA€S 92 «MOTS · texte numérisé non relu

PA€S 92 «MOTS

Ce fb« ktébrêrà-tiitoias* , Village lUué entre Vii^ «M et Gjfttsk, «t le 90 août, dit M. dé Chambray (tome i"» page arig ) , que Koutoûzof remplaça Éart liy dé Tolly dans lé commandement de l'armée russe. Napoléon , ajoule-t-il , espérant que ce général en vién* ♦Irait enfin & une bataille, témoigtift d'autant plus de Joie de ce changement qu'on lui opposait , dans une •Mtréïne viellesse , le même homme qu'il avait vaincu ;44jààÀtislerlit£. Le lendemain du jour où il prit fe «ommaUdement , Miloradowicz lui amena un renfort #0 1 6,000 hommes de nouvelles levées , ce qui , sans élever encore l'armée russe au total de l'armée française* diminua beaucoup la différence qui existait entre elfes. En effet , d'après un rapport que Napoléon s'était fait présenter le 25 août, et dont M. de Chambréy delta* le détail, les forces dont il pouvait disposer ne «Vtevàient alors qu'a 155,675 hommes, dont 31,697 de <ca*alerie ; et , a l'époque du 2 septembre , il n'en comptait plus sous les armes que 1 33,8 19 , dont So,74S hommes de cavalerie. Koutoûzof succédait donc à Barklay dans les conjonctures les plus favorables qui se fussent présentées depuis le commencement des hostilités.

Lé monastère de Kolotsh est a environ 3 lieues de

'CridrietfO, où l'arriére -garde russe avait oppose* une

tfttf résistance » le 4 septembre» et à une demi-Utujj,

fur la droite de la Kmbkt/çi *< Boisseau inconnu jusqu'à ce jour, et devenu depuis célèbre. Koutoûzof avait fait fortifier ce point; maïs , pressé par le temps , les ou* yrages avaient été exécutés-sans soin , et ils n'étaient encore qu'ébauchés. « Pour attaquer de ce côté , dit M. de Chambray (page 284) , il fallait déboucher entre la Kalotcha et le bois , par un terrain de peu d'étendue. Un mamelon , qui domine les environs , s'y trouve situé dans l'endroit le plus étroit ; Koutoûzof avait fait construire une redoute fermée sur le sommet de ce mamelon , et occuper le débouché par l'armée dé'Bagtation. » Il était soutenu par la division Névérovsky, celle du prince Charles de Mcklembourg , et un corps de cavalerie. Les Français leur opposèrent le corps de Poniatowsky , la cavalerie de Mural, et trois divisions du corps de Davoust, commandées par Cornpans, Friand et Morand. « L'affaire engagée ainsi, poursuit M. de Chambray , Compans ordonne a Pua de ses régîmens de se placer en colonne et de monter à l'assaut : le succès couronna d'abord cette entreprise; mais les Russes, ayant attaqué à leur tour, reprirent la redoute. Un nouvel assaut, aussi heureux que le premier , fut suivi du même revers. La redoute succomba enfin sous un troisième effort... Le combat se prolongea jusqu'à la nuit: cinq canons qui armaient la redoute tombèrent au pouvoir des Français ; ils en perdirent deux. »

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« Tout était extraordinaire , dit M. de Chambray

( page 2û3 ) , dans l'événement qui se préparait : l'élite

des guerriers du midi de l'Europe, conduite par N*-

'pdléon , pénétrait pour la première fois dans ces ré*

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