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giôns hyperborées qui confinent l'Aile. La , une nation long-temps tributaire des Tatars , et naguère encore presque inconnue des nations civilisées , osait lutter seule contre ce conquérant, non seulement pour le maintien de son indépendance , mais encore pour obtenir la suprématie en Europe. Les armées étaient en présence, et allaient en venir aux mains dans ces mêmes lieux qui n'avaient encore vu que des guerriers slaves, sarmates ou tatars. La bataille qui allait se donner était la plus importante de toutes celles de% temps modernes , autant par le nombre et le eboix des combattans que par les résultats qu'elle pouvait avoir. Elle allait décider de l'avenir des puissances de J'Europe, et, par contre- coup, de celui d'une grande partie du monde. Le caractère bien connu de Napoléon , et ce qu'il avait laissé entrevoir de ses projets futurs augmentaient encore l'importance de cette bataille. On ne saurait douter qu'il ne fût dans l'intention de porter la guerre en Turquie, après avoir contraint la Russie a ployer sous son joug , et qu'il n'espérât parvenir» enfin , à former de l'Europe un royaume fédératif > dont il se serait fait déclarer le chef. »
page 94 > note 3.
Cette description sent un peu le poète et le romancier. Voici tout simplement la cause de celte différence , et quel était l'état des choses , d'après M. de Chambray (page 395) : « Les Russes, abondamment pourvus de liqueurs et de vivres , se reposèrent jusqu'au lendemain, dans des bivouacs dont on voyait les feux étinceler au loin. Les Français, au contraire , réduits pour la plupart à la chair de leurs troupeaux, furent en marche une partie de la nuit , et passèrent le
a5o votes.
veste sans fat et couchés sur la terre. Cette naît leur î lut pénible, farce qu'aux chaleurs excessives du mtîi ' dTaoût avait succéda un temps froid et humide ; pins ' Yigounetixque ne le comporte cette saison datai UM
«Kttftts. »
L'auteur russe suit encore ici Ht. de Ségttr . Voici ée
que dit M. de Chambray , que nous nous plaisons k
titer (page 294 ) : * Napoléon , a fors qu'il méditait ces
Vastes projets, jouissait d'une santé robuste , et Venait
' d'atteindre sa quarante-troisième année; il était de
Ïtetite taille, avait de l'embonpoint , les épaules hautes, e cou court , la tété grosse , la démarche pesante , Son ' visage était large , son teint blafard , ses cheveux noirs ; et lisses , ses yeux gris-fauve et recouverts d'un Sourcil épais; il avait de belles dents, et Son profil gros , ' «Comme celui de la plupart des Corses , ne donnait presque aucune idée de son visage vu de face. Ses regards étaient pénétrans ; ses traits semblaient immobiles , son * air était taciturne : deux seules passions se peignaient 1 vivement sur son visage , la joie et la colère... »
L'armée française , dit M. de Chambray, comptait -58j bouches à feu ; celle des Russes plus de 600; Ja-
Éaais, ajoute-t-rt, aucune armée n'avait Jusqu?afôfV> ^proportion gardée avec le nombre de ses combattant 9
«•rainé une aussi grande quantité d'artillerie.
; FAoa 10a, mots 6.
4 L'auteur prête ici fort gratuitement ses Idées k Peutfiereur. De quelle faute veut-if parler? Est-ce d'avoir
HOTES. *5l
entrepris la campagne à une époque de la saison tvaocée* et de ne pas s'être retiré* f plus tard, pour
Cendre ees quartiers d'hiver en. Pologne, cossus* 41 î avait été conseillé par plusieurs de. ser généraos? Hais, cette faute, l'empereur certainement ne l'eût pas avouée tout haut, et il ne se l'avouait pat, sans doute , a lui-même, puisqu'aprés la bataille de fioro* dmo on le vit s'obstiner à marcher sur Moscou , où il croyait fermement, et bien à tort, amener les Russes à fui faire dt$ propositions de paix.
PAGS I03, NOTE 7.
L'armée de Napoléon 4 dit M. de Chambray, s'élevait en ce moment à environ 120,000 hommes ; l'armée de Koutoûzof ne comptait que 92,000 hommes de troupes régulières, plus les 10,000 hommes de milice récent* inent arrivés de Moscou. Nous avons donné plus haut (note 5) le chiffre de l'artillerie. Pour expliquer cette diminution , toujours croissante , des forces de l'armée française à mesure qu'elle avançait dans l'intérieur de l'empire russe , nous citerons cette note de M. de Charn* bray ( page 3oo) : « Les corps qui composaient l'armée de Napoléon avaient compté 280,000 hommes - au commencement des hostilités. Si Ton en retranche S5,ooo, force qu'avaient eue à cette époque les divisions ïino., Laborde ', Dombrowski et Doumerc .. alors dé tachées, il en résultera que ces corps avaient p^refu 125,000 hommes depuis cette époque,, quoîo^u un* Jpartie des troupes qui les composaient n'eût pas enr core combattu. L'armée russe n'était diminuée quex|e {8,Çoa hommes depuis le commencement des hostilités, puisque les corps qui là composaient n'avaient çomptjE %loxs gue i5^6oo.h«inwes; mais elle s>va4re^ touojs^
2 5 3 HOTKSi ■ ,
breox renforts , tandis que ceux diriges sur l'armée de Napoléon n'avaient pu l'atteindre a cause de la rapidité
de sa marche. »
PÀGEI08, MOT» 8.
'. Nous ne savons pourquoi l'auteur, qui a rapporté la proclamation de l'empereur à l'armée française , ne rapporte pas aussi celle de Koutoûzof à ses troupes; la voici , telle que nous la trouvons dans M. de Chambray (page 291):
« FfiEBES ET COMPAGNONS D* ARMES ,
» Vous voyez devant vous, dans cette image (cette de sainte Marie de Smolensk), objet de voire piété, un appel adressé au ciel pour qu'il s'unisse aux hommes contre le tyran qui trouble l'univers ; non content de détruire des millions de créatures , images de Dieu, cet archi-rebelle à toutes les lois divines et humaines pénétre à main armée dans nos sanctuaires, les souille de sang, renverse vos autels , et expose l'arche même du Seigneur, consacrée dans cette sainte image de notre église , aux profanations des accidens, des élémens et des mains sacrilèges. Ne craignez donc pas que ce Dieu , dont les autels ont été ainsi insultés par te vermisseau, que sa Toute-Puissance a tiré de là poussière , ne soit pas avec vous ; ne craignez point qu'il refuse d'étendre son bouclier sur vos rangs , et de combattre un ennemi avec l'épée de saint MicheL
» C'est dans celte croyance que je veux combattre, vaincre et mourir , certain que mes yeux mourans verront la victoire. Soldats , remplisses voire devoir, songes au sacrifice de vos cités en flammes, et à vos tn>
Brait qui implorent Totre protection ; songez a votre empereur , votre seigneur , qui .vous considère comme, le nerf de sa force» et demain , avant que le soleil n'ait disparu , vous aurez tracé votre foi et votre fidélité* sur , le sol de votre patrie avec le sang de l'agresseur et de ees guerriers. » b
» Cette proclamation et ce spectacle, dît M. det Chambray , à la veille d'une bataille» et dans des cir-; constances aussi graves, agirent puissamment sur le soldat russe , qui est. superstitieux , et qui se crut destiné à faire exécuter les décrets de la Providence.» Cest, sans doute » a cause de certaines expressions que nous avons soulignées , et qui sentent par trop l'exagération, que M. Boulgarine a omis de rapporter cette proclamation ; mais nous en avons vu de bien plus fortes, ainsi que des manifestes, destinés surtout à être lus dans les églises , où l'on appelait Napoléon V Anté-Christ } et où l'on représentait tous les Français comme autant de démons vomis par les enfers. Quand nous reprochions aux Russes qu'il n'y avait ni honneur ni mérite à vaincre un ennemi qu'ils s'étaient attachés ainsi à rabaisser > de .toutes manières, ils nous répondaient qu'il avait' fallu parler au peuple russe un langage qu'il put corn- • prendre, et qui le portât à regarder cette guerre comme une guerre toute nationale. Malheureusement, les fautes de notre armée, pour ne pas dire plus , vinrént merveilleusement à l'appui de toutes ces proclamations de l'ennemi , et eussent suffi , sans elles , il faut ' bien l'avouer, au but de sa politique.
FACl III, NOTX g.
Ce que l'auteur russe faijt dire ici an maréchal Ney )
m*mfi*mib9. *«^/^^ i«lfc«^darp* sitasjnJnnMpcatr s*as>aâVCfcjfte^sMtY 9 riW |i#
CJtJSJltMSJI uUV r»U?FatjC laB* CWHH-CI iKf ptTMMRMSI, jAlâSlii ite W" SBSCOtRn» *€t StlI'fOOr 00 Celle? 飣V€tftMttl S
c Nous yoîci bientôt aux extrémités du moooV. i:Ur! pouvait sortir de la bouche de quelques soldats;, mai* le nia réchai Hey nVpouvait rejaruV Mbjoou coaunn
lt$ookmne«tPHércttle.
faos in, non ro.
■ tyStprèt le» «fcîfTnatque tous ayons cfomeVpfashauV ot nombre serran? exageW.
FA«rti7y«o«rvr.
j'Jf ; de Cbambvay dit* a o- effet ( page S#6>,ifie pendant cette batailla l'«uis«rear était resté trop éloigna7 dntMatre de» opérations pour qn'îi pât se* loger par seajeux; qu'il ne donna souvent que? des ordre» tar- &£>; qu'il montra dao* les nmnero Je» pin» isaporttn» um grand* irréaoJntiou ; enfin , qu'il fkê au nV /*» »» ri» /mreprilalr'iiiy a/ mmm^uaeMtiêrtmemêàsuJb/tàm^
Mo» as» * usa» sa.
^C* passage est copié iiUanriemanft, délié d» Ségar <|s*^iSpageW6>.
PAGE 124» VOTE l3.
Ce passage est également emprunté à M. de Ségnr (m»M'i«Vpnft* SftJ.Legén^etali*** cJtfnUhVb ici est le général Friand,
lQl«j ,.iNu»« dvtte l et de ik a*ot Yeaxua tons leajnal» hcur^ qu* pèsent encore aujourd'hui sar l'Europe,
vérité saur ce eeiehet» dont iea don* partis exagérèrent et dénafeidtfent les résuUits^Nmii flsfâam M. de Chambray ( tome Ier» page J»4) :
« Napoléon , suivant son usage d'exagérer ses succès,, annonça la victoire qu'il venait de remporter comme décisive; selon le dis>huitiéjBe Bulletin, qui en rendait compte , l'ennemi avait perdu 4o on 5o,ooo hommes; les Français 10*00* seulement. Les Rosses avaient adopté un système de déception pins, prononcé encore; ils s'étaient donnée comme vainqueurs dans* ; toutes les affaires qui avaient eu lieu depuis le corn* mencement de la campagne ; ils n'hésitèrent point à publier qu'ils avaient remporté une nouvelle victoire dans les champs de Borodino. L'annonce d'une telle continuité de succès * suivis de l'abandon, d'un ai grand nombre de provinces» aurait, data k plupart dea pays de l'Europe » produit un effet eioierement /apposé e> celui que lea Russes en attendaient ; mais» en- Russàev où il n'y a que la haute noblesse et le haut clergé; qui aient de l'instruction , on trompa facilement le penpte» et l'erreur dans laquelle on le tint fut très utile. JSat lui faisant envisager ainsi la retraite de l'armée mm comme une suite de combinaisons nécessitées par 1* supériorité numérique de Fenueini^ajuuamcuatnt pee la supériorité de son courage, il concluait tontnetVK reUcmcnt qu'en, augmentant l'armée jour attise* à> Napoléon l'avantage du nombre , on l'accablerait faci*
lement, et les sacrifices pour arriver à ce résultat lui devenaient moins pénibles. On chercha surtout a tromper les ha bi tans de Moscou et de Pétersbourg; il y «ut dans cette dernière ville des salves d'artillerie illumination , et Te Deum en actions de grâces de la nouvelle victoire. Pour ajouter plus de poids à ce qui fut publié concernant le succès obtenu à Borodino, Alexandre créa Koutoûzof feld-maréchal-général . et lui donna 100,000 roubles de gratification » et chaque soldat de son armée en reçut cinq, »