‹ Pétre Ivanovitch, suite du Gilblas russeChapitre 64 sur 67 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

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catholiques grecs qui s'écartent en quelques points du rite vulgaire. Ils suivent & la lettre le texte de l'ancien évangile si a von , et n'admettent point les conven* -lions faites sous le régne d'Alexis Mikhaïlovitch. On assure , en outre , qu'ils font vœu de chasteté , et qu'ils se mettent dans l'impossibilité physique de le violer. Us ne communiquent guère qu'entre eux , et ils se sont acquis dans le commerce une grande réputation de probité. On sent qu'une secte composée nécessaire- ' ment de célibataires ne peut subsister qu'en faisant • des prosélytes , et se propager qu'au détriment de la •population. Ces considérations , dans un état despotique , sembleraient avoir dû déterminer le gouvernement à user à leur égard d'une rigueur répressive; mais la politique russe a senti que la persécution nourrirait et propagerait l'enthousiasme de ces sectaires. Elle a sagement fermé les yeux sur de tels désordres» et elle a regardé comme suffisamment punis des fanatiques qui comprennent assez mal l'Etre suprême pour croire qu'il puisse se complaire dans le supplice et fa dégradation de sa créature. ( Coup cfcail sur Pélers* bourg, par M.-J. C. (Chopin ), in- 8°. Paris ,18211 Ponthieu, page 99).

Le pain et le sel sont les emblèmes de l'hospitalité» en Russie , et jouent un grand rôle dans les relations sociales de ce peuple. Lorsque quelqu'un entre dans une maison dont il trouve ies maîtres & table , il .leur souhaite le pain et le sel, khlèb dasolf et ceux-ci

lui répondent : saditès i kouchétè , asseyez-vous et mangez. — Aux personnes nouvellement emmena gecs dans une maison , les voisins et les parens viennent présenter ordinairement le pain et le sel, — Au moment où une jeune fille va se séparer de ses parens » et quitter pour toujours l'asile où elle a passé son enfance , elle s'approche d'une table où sont placés une salière, un pain de seigle, et une image avec laquelle le père doit la bénir.

Kvass. Voyez sur celte boisson et sa composition 1a note 4 du chap. vu du tome ier, p. 1^1,

Za zdaroviè , a la santé. Comme on dit : boire à la santé de quelqu'un , les Russes ont l'habitude, en vous offrant à manger, de dire: mangez à votre santé» c'est-à-dire à votre faim*

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' Skite , ermitage , habitation retirée ; c'est ainsi que , s'appelle spécialement celle des sectaires dont il est question ici.

* tAc^gi, *QTX 6.

Cette fable de Krylof n'a que trente-quatre vers dans l'original; la traduction de M. Masclet en a quarante-cinq , car on en a omis deux dans la citation que l'on en a faîte au bas des pages 90 et 91 . Voici ces deux vers, qui viennent après celui-ci :

La paix , mais d'un cartel je n'ai point la pensée ;

«et qui correspondent pour la rime avec ce même vers « M îV suivant :

En la consolidant par on traité noureau, Oublions pour toujours notre haine passée.

'* Malo-Iaroslavets est une petite1 tille -du gouvernement de Kalouga , à cent dix verste», ou quatre journées de marche de Moscou. Les deux armées s'attribuèrent encore ici la victoire, a Dix-huit mille Italiens et Français ! ramassés au fond -d'un ravin ( dit M. de 5égur, tom. 2e,pag. 112), y ont vaincu cinquante mille Russes placés au-dessus de leurs têtes , et ***9e&méé9 'partons? les < obstacles qtsc^utcrflra une *«>rHkHbitîe sur uve'pentr rapide'.atfotftefois-y Jascsites de ce combat, où sept généraux et quati»uxùafe£a*n«

«Mm* ftÉal

gais et Italiens avaient péri, n'apportèrent aucun avantage & l'armée • française ^ qui dut se retirer devant les forces nombreuses et combinées de toute l'armé* russe.

kfr*«zg5) irofrs 8.

Le touîoupe est une pelisse, ou robe de chambre fourrée.

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