Correspondant de Balzac
3. Gui Patin oublie que nous n'avons pas la partie des Annales où était racontée la mnrl r](> Néron.
— aiment de Trau et en discutèrent avec passion rauthenticité. Le nouveau Menagiana (t. I, p. 263) rappelle les différends qui s'élevèrent entre Mentel (Tileboniène) et Pierre Petit (Statilie) d'une part, en faveur de l'authenticité, et Valois et AVagenseil soutenant la thèse contraire. On trouve, à la suite du Pétrone de Burmann, les longues dissertations des savants du xvii^ siècle sur cette question, à laquelle les gens du monde eux-mêmes ne demeurent pas indifférents. Condé, qui, dit-on, pensionnait un lecteur chargé exclusivement de lui expliquer Pétrone, assiste aux conféi-ences qui ont lieu, en 1668, au sujet de Tauthenticité du nouveau fragment \
Au nombre de ceux qui la révoquent en doute, on doit placer l'oracle de la critique d'alors, Jean Cha[)elain. Sa correspondance- nous entretient de la découverte du fragment, des espérances qu'elle a fait naître, des déceptions causées par la brièveté d'un morceau qu'il juge d'ailleurs apocryphe. P. 337, à M. Heinsius, 15 novembre 1663 : ce Je viens de recevoir une lettre de M. Medon qui a grande joye de la nouvelle du Pétrone, quoyque je ne la luy aye assurée que douteusement, dont ny vous ny moy ne voulions estre appelles en garantie. » P. 343, à M. Heinsius, 20 décembre 1663 : ce Je doute tousjours de la vérité de cette trouvaille du Pétrone, et, quand elle seroit véritable, je doute que l'Inquisition souffre qu'on l'imprime delà les monts. C'est un grand mal qu'il ait esté porté à Rome plustost qu'à Venise ou à Leyde. L'ignorance bigote est bien dangereuse en ces rencontres-là. » Mais la désillusion est prompte. P. 352, à M. Heinsius, 6 mars 1664 : ce Nous sommes tombés de bien haut touchant cette nouvelle de Pétrone, puisque tout ce trésor n'aboutit qu'à un petit fragment et peut estre encore sujet à caution »; et p. 358, à M. de Medon, 8 avril 1664 : « La fortune ne fait guéres de miracles
Nous avons trop aisément creu celuy de Pétrone ressuscité, et