‹ Pétrone au Moyen Âge et dans la littérature françaiseChapitre 17 sur 25 · Ibid., p. 43 et passim · texte numérisé non relu

Ibid., p. 43 et passim

3. Sut., XI, V. 69, M II a fait une dissertation dans laquelle il donne la préférence à Pétrone sur Sénèque. » (Note de Boileau.)

4. « J'ai, dit-il, l'esprit tellement né pour la liberté qu'il n'est pas en mon pouvoir « de l'assujettir aux règles d'une traduction fidèle. C'est pourquoy j'ai pris la harciesse K do lier les sons interrompus de Pétrone par des choses qui sont purement de moi. »

valier romain, dont il nous reste une fameuse satire en langue latine \ » C'est à peu près à l'époque où paraissait le fragment retrouvé à ïrau, que Bussy-Habutin était enfermé à la Bastille (17 avril 1G65) à la suite de la publication faite en Hollande, sans son aveu, de VHlsîoire amoitrcuse des Gaules, dont plusieurs passages sont imités de Pétrone. L'épisode d'Ardélise et Trimalet (la comtesse d'Olonne et le comte de Guiche), traduit par endroits presque littéralement l'aventure de Foljgenosetde Circé. Bussy apiis aussi à Pétrone le nom de Giton, qu'il donne au comte de Manicamp. A cela se bornent les em[)runts directs de Bussy au Satiricon. Mais en d'autres parties encore il semble s'être inspiré de l'esprit de Pétrone, sans qu'on puisse pourtant aller jusqu'à dire, avec Sainte-Beuve, qu'il l'a pris pour modèle et pour idéal ^. Il y a cette différence essentielle entre V Histoire amour eme des Gaules et le Satiricon, que celui-ci n'est qu'un roman, et que l'autre est un pampblet, une chronique scandaleuse où, sous des noms supposés, Bussy met en scène plusieurs grandes dames de son temps et leurs amants. Ceux que cet esprit méchant et caustique attaquait sous de transparents pseudonymes, n'avaient aucune peine à se reconnaître^.

Bussy n'en reste pas moins l'écrivain du xvif siècle que le plus souvent, et à juste titre, on a rapproché de Pétrone. Il avait, lui aussi, traduit la Matrone dEphèse. Il écrit le 21 août 1677 à Corbinelli : (( Je vous envoie une traduction de la Matrone d'Éplièse. Le grand nombre de traductions qui en ont paru ne m'ont point rebuté'^. » Pour louer le style de

1. Mélanges d'histoire et de littérature, 1699, p. 273. (Paris, Besoigne.)

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