V. uolre Élude sur Pclroue, p. b
Cf. Pétrone, c. 55 :
Ciconia etîam, grata, peregrina, hospita,
Pietaticultrix. . .
Avis exsul liiemis, tituîus tepidi temporis.
Enfin nous croirions volontiers à une réminiscence de Pétrone dans cette phrase d'Isidore de Réville (Orlgin. XIX, 23) : « Circumcidunt Judœi praeputia, pertundunt aures Arabes, Gallis candida cutis. )) Cf. Pétrone, ch, 102.... : « etiam circumcide nos, ut Judoei videamur, et pertunde aures, ut imitemur Arabes, et increta faciès, ut suos Gallia cives putet. ))
Après Isidore (570-636), qui est le dernier littérateur de l'empire, le nom de Pétrone s'éclipse de plus en plus et ce n'est qu'exceptionnellement, de distance en distance, qu'on saisit un souvenir ou une imitation du Satiricon.
Dès le vif siècle, cela semble prouvé, personne déjà ne possède un Pétrone plus complet que le nôtre. Les extraits ont dès lors remplacé l'original. (Y. F. Buecheler. Préface de l'édition de 1862, p. XI.)
Le plus ancien des manuscrits du Satiricon qui nous sont parvenus paraît avoir été le manuscrit d'Auxerre [Altissiodurensis)y aujourd'hui de Berne {Bernensis). Dans le monastère d'Auxerre, d'où est originaire ce manuscrit, on lisait et on citait au ix^ siècle le poème de la Guerre civile^. La preuve nous en est donnée par le poème d'Hericus, moine d'Auxerre, sur la vie de saint Germain l'Auxerrois^. Ce poème est dédié à Charles le Chauve et a été composé vers l'an 876.
Hericus a transcrit, en y introduisant un petit nombre de changements, les premiers vers du De bello civili de Pétrone: