Pétrone, chap
lloudart de bi Motte fait représenter au Théâtre-Français, le :2.'] septembre 1702 : La Matrone d'Ephêsc, comédie en un acte, en prose.
Sous ce même titre, Fuselier donne à la fijire Saint-Laurent, en n l i, un opéra-comique en trois actes.
Ajoutons, pour compléter la liste : La Matrone d'Ephèse, comédie en un acte, en vers, par Legay. Paris, 1788, in- 1*2.
La Matrone d'Ephèse, comédie en un acte, mêlée de vaudevilles, par Kadet, représentée sur le théâtre du Vaudeville le 13 octobre 171)*2.
D'autre part, les lettrés et les érudits s'appli(pient aussi à publier avec soin le texte de Pétrone et à en donner des traductions. 11 faut citer d'abord l'édition de P. Burmaiin (Utrecht, 1709, in-4''), avec d'abondants commentaires, réimprimée à Amsterdam, 1743, in-4*'; celle de Conrad Anton, Leipzig, 1781 ; Tédition Bipoiitine, 171)0, etc. Le président l>ouhier publie à Amsterdam, en 1737, le poème de Pétrone, sur la guerre civile, avec la traduction en vers français. Cet ouvrage est réimprimé à Paris en 1738. Lavaur (Paris, 17*26), l>oispréaux (Londres, 1742), traduisent aussi le Satiricon.
Parmi les grands écrivains du xviii' siècle. Voltaire est à peu près le seul qui semble s'être préoccupé de la question de Pétrone. Il y revient à différentes reprises, et toujours pour protester contre l'assimilation qui était faite entre l'auteur du roman et le consul Pétrone. Son bon sens l'avertissait que les commentateurs, séduits par une ressemblance de nom, faisaient fausse route quand ils s'appliquaient à découvrir dans cette œuvre des traits de satire dirigés contre Néron çt ses courtisans. c( C'est, disait-il, s'ingénier à trouver toute la cour de Louis XIV" dans Giiznian d'A/farache et dans Gil D/as\ » — (( Quel rapport d'un vieux financier grossier et ridicule (Trimalchion), et de sa vieille femme, qui n'est qu'une bourgeoise impertinente qui fait mal au cœur, avec un jeune empereur